On pourrait y voir une sorte de paradoxe: celui qui a fait fortune en produisant Loft Story, l'un des "must" de la télé-réalité française, n'aime pas les grands débalages intimes, et les querelles familiales. Stéphane Courbit, l'homme par qui est repartie de plus belle, "l'affaire Bettencourt", depuis quelques jours, tente, depuis hier, de "sortir" -et vite!- de cette histoire. Opération: "marche arrière toute". Il ne confirme pas, mais ne dément pas non plus: hier, il aurait "fait porter" au domicile de Liliane Bettencourt, une lettre, dans laquelle il lui propose de rembourser l'argent que la vieille dame a investi dans son entreprise, "Lov group". 143 millions d'euros qui sont à l'origine de la colère de la fille de la milliardaire, du lancement de nouvelles procédures judiciaires, et de nouvelles déclarations ravageuses (l'une des plus méchante: "ma fille est un peu dérangée. Elle aurait besoin de se confier à un psy"). Françoise Bettencourt-Meyers a vu dans ce deal improbable entre l'héritère de l'Oréal, et l'ancien "pape" de la télé réalité, la preuve d'une nouvelle manipulation de sa mère, par son entourage le plus proche. La guerre familiale a, donc, repris et Stéphane Courbit, qui, après Loana il y a 10 ans, investit aujourd'hui dans l'énergie et le poker en ligne, cherche à sortir de jeu. Il aurait, donc, proposé, hier, à la milliardaire une solution pour se séparer en bons termes: un remboursement avec intérêt, histoire de bien montrer qu'il n'a cherché à aucun moment à spolier l'héritière, qu'un rapport d'experts vient de décrire comme atteinte d'une "altération conjointe de ses facultés mentales et physiques". Pour l'image, ce n'était pas très bon. Mais de cette affaire (plus discrètement, c'est vrai), un autre homme, "de média" lui aussi, vient de s'extirper. Il s'agit de Bertrand Méheut. Le patron de Canal+ (on l'a découvert cette semaine), était depuis peu, membre du "Comité d'investissement", chargé de gérer la fortune de Liliane Bettencourt. Que faisait-il là? On ne sait pas. En tout cas, lui aussi, vient de décider prendre ses jambes à son cou. Il a démissionné de son poste, hier. Vous savez quoi: il vient de s'apercevoir que son emploi du temps ne lui permet pas d'assurer cette fonction. "La crise grecque menace d'emporter toute l'Europe." C'est un sentiment qui gagne du terrain. Y compris parmi les dirigeants européens. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, d'habitude prudent, a parlé, hier, d'une situation "très délicate". Aujourd'hui à Athènes (au lendemain d'une importante manifestation, au cours de laquelle les grecs ont dit "stop" aux mesures de rigueur), le Premier ministre George Papandréou remanie son gouvernement. Il va demander la "confiance" de son Parlement. Demain, rencontre très attendue, à Berlin, entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Et ce week-end: réunion à Luxembourg des ministres européens des Finances pour trouver une solution. Le but c'est de restructurer la dette grecque, sans qu'on parle de "défaut de paiement". Le moyen, c'est d'obliger les banques à payer, tout en faisant croire à une contribution "volontaire". Lauvergeon, out? Peut-être le dernier rebondissement d'un feuilleton au (très) long cours: selon la Tribune ce matin, Nicolas Sarkozy aurait décidé, finalement, de ne pas reconduire Anne Lauvergeon à la tête d'Areva. Le quotidien avance le nom de Luc Oursel, actuel Directeur général du groupe nucléaire, pour la remplacer.

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