Au delà du "yoyo" de la bourse (au Japon et ailleurs). Au-delà, des réactions "moutonières" des investisseurs et de ce qu'on appelle leurs "anticipations auto-réalisatrices" (ils vendent parce qu'ils savent que tout le monde va vendre, donc que les cours vont baisser, et c'est ce qui arrive puisque tout le monde a effectivement agit de la même façon) au delà, donc, de ce mécanisme bien connu, de ce "jeu", quelque peu cynique et indécent, en cette période, les économistes, 5 jours après le début de la catastrophe, commencent à mieux cerner les conséquences de cette crise. Ils en sont certains: on est, d'ores et déjà, "au delà de Kobé", le tremblement de terre de 95. Le Japon va retomber en récession. Avant, peut-être, de rebondir porté -c'est toujours comme ça- par l'effort de reconctruction. Quoiqu'il en soit, une récession au Japon n'aura pas beaucoup d'impact sur le reste du monde, parce que l'économie japonaise reste l'une des plus fermées, et le Japon est un exportateur net. Son "effacement temporaire" n'aura donc qu'un faible impact sur la demande mondiale, hormis sur certains secteurs précis. Le luxe, notamment. En fait, c'est par l'immense pénurie d'électricité que la crise japonaise pourrait se propager: elle menace, durablement, les chaînes de production. Celles de l'automobile par exemple, et pas seulement au Japon. A l'usine Toyota de Valenciennes, on dispose de "plusieurs semaines de stocks" de certaines pièces essentielles mais si les livraisons cessent, le risque d'un arrêt de la production deviendra réel. Dans le secteur électronique (on l'a déjà dit, ici et ailleurs), le Japon est essentiel: si la pénurie de certains composants n'est pas d'actualité, une flambée des prix est, en revanche, prise très au sérieux. Reste l'autre canal, un peu ignoré, par lequel la crise japonaise pourrait rattraper le reste du monde: c'est le marché des capitaux. Les Japonais détiennent à travers le monde, et notamment aux Etats-Unis, plus de 2 mille milliards de dollars. En actions, et en Bons du Trésor. Les immenses besoins pour la reconstruction font craindre, du coup (et ce serait normal, évidememnt) le rapatriement vers le Japon de très importantes masses d'argent. De quoi destabiliser... un peu, beaucoup (là, on ne sait pas évaluer) certains marchés financiers. Et gagner, du coup, la sphère réelle. C'est-à-dire fragiliser la croissance économique. La Bourse de Tokyo s'est redressée, ce matin. Ainsi va la bourse, la menace nucléaire n'a pas disparu (loin de là!) mais l'indice Nikkeï, à Tokyo, après sa chute "historique" d'hier, s'offre un très fort rebond, ce matin: +5,68%. Les investisseurs japonais ont massivement acheté des titres devenus extrêmement bon marché. Brut moins cher. En raison de la situation au Japon (gros importateur, en temps normal, de pétrole): baisse spectaculaire des cours, hier. Ils sont en dessous des 100 dollars le baril, à New York. Grosses négos. 2 millions d'euros chacun, ce serait, selon le Parisien, ce matin, la "base des négociations" entre la direction de Renault et les avocats des 3 cadres injustement licenciés et désormais "réhabilités". Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il s'agit d'une somme minimale puisque, toujours selon le journal, Renault aurait provisionné jusqu'à 12 millions d'euros pour l'ensemble de cette négociation.

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