Le rendez-vous avait été fixé tôt -avant 13h- parce qu'en tout début d'après-midi, Pierre Lellouche devait ouvrir un Colloque, à Bercy, sur "La France dans la Mondialisation". "C'est sans doute mon dernier déjeuner avec la presse, ici au ministère" lance, d'entrée, le Secrétraire d'Etat au Commerce extérieur. La semaine prochaine commencera, en effet, la période dite "de réserve" du gouvernement. Période pendant laquelle, en raison de la campagne, les ministre n'ont plus le droit de lancer des initiatives nouvelles. Simplement, doivent-ils gérer les affaires courantes. "Je serai donc presque 100% en campagne" dit Pierre Lellouche. Qui s'empresse d'ajouter: "sans utiliser, évidemment, les moyens de l'Etat!". Les entrées sont servies, et le secrétaire d'Etat enchaîne: "cette campagne électorale commence enfin" dit-il. Il ne parle pas des sondages de la semaine qui rassurent le camp sarkozyste, il parle du discours de Villepinte du Président-candidat: celui de la remise en cause de Schengen et la "réciprocité commerciale". "J'attendais ça depuis longtemps, dit Lellouche, "qu'on parle enfin du seul et vrai sujet de cette élection: la défense du modèle économique et social de la France dans la mondialisation". "Je le pense, je l'ai dit et je l'ai écrit depuis longtemps" affirme Pierre Lellouche. "J'ai abreuvé le Président de notes sur cette question" poursuit-il. Avant de s'attribuer, aussi, la visite du jour de Nicolas Sarkozy: "c'est moi qui lui ai dit d'aller visiter cette usine, dans la Marne, "Le bronze industriel", un site sauvé grâce à la politique que nous avons menée, dit Pierre Lellouche: le Crédit Impôt Recherche, par exemple, et le renforcement d'Oséo. Il s'allume une cigarette. 2 autres suivront. Fumer à table, un "privilège" de ministre à l'heure où les accrocs du tabac doivent sortir du resto ou de leur bureau pour en griller une. Il fume donc, et poursuit: "notre problème aujourd'hui, c'est bien "l'étiolement de notre tissu industriel". Celui qui est, aujourd'hui chargé du Commerce extérieur désigne 2 responsables à ça: Mitterrand et Chirac "qui ont laissé beaucoup de PME fermer, à cause des impôts qui ont empêché les sucessions familiales de s'opérer". Pierre Lellouche aujourd'hui est donc ravi que candidat, en "secouant l'Europe", aborde cette question de la mondialisation. "Il y a 2 autres avantages", dit-il avant de filer à son Colloque: celui de mettre à mal ce qu'il appelle la "stratégie d'évitement" de François Hollande, qui, selon lui, "ne dit rien sur ce thème". Et puis, on va arrêter (espère-t-il en tout cas) de parler du "président des riches et de la finance".

Emplettes. Le Qatar continue ses achats en France. Après Total, Vinci, Lagardère, Véolia... le PSG, l'émirat fait son entrée officielle au capital de LVMH. Via son fonds souverain, Qatar Holding, il détient, désormais 1% du géant français du luxe. Au cours actuel, cette participation vaut 600 millions d'euros.

Disette . Les Français prennent moins leurs voitures: conséquence, sans doute, de la flambée des prix à la pompe. La consommation des carburants a baissé de 1,6%, le mois dernier, en France. Hier, François Hollande a promis un blocage des prix pendant 3 mois. Et la "restitution" aux automobilistes des surplus de TVA provoquée par la hausse du prix de l'essence. Calculette. Un institut privé, l'Institut Montaigne, estime, ce matin, que le candidat socialiste surestime, -de 15%!- les recettes fiscales prévues dans son programme économique.

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