C'est par coursier que le paquet est arrivé, hier après-midi, à France Inter. Avenue Mangin, à Paris. J'ai trouvé les bouteilles, sur mon bureau, ce matin, en arrivant: 5 bouteilles de bière. Grandes et petites, des marques très connues. D'autres issues de brasseries artisanales. Ce n'était pas une commande, non, mais la dernière opération en date des "Brasseurs de France", l'organisme qui rassemble les professionnels français de la bière, le "lobby de la mousse" si vous préferez. Le "lobby du demi" qui, avec cette livaison, tente de sensibilier les journalistes à l'augmentation annoncée des droits d'assises sur la bière. C'est l'une des mesures budgétaires prévues pour l'année prochaine. L'action des Brasseurs de France ne s'arrête pas là. Ce soir, ils organisent "Chez Françoise", restaurant à 2 pas de l'Assemblée Nationale (l'une des "cantines" des députés) une dégustation gratuite, pour dénoncer une mesure "insensée, injuste et dangereuse" (je cite, évidemment). Les lobbys sont, on l'a compris, à l'oeuvre alors que débute, aujourd'hui, l'examen au Parlement "des" Budget 2013: celui de l'Etat d'abord, puis celui de la Sécurité sociale. Dans Libération, ce sont les patrons des grands musées français qui montent au créneau contre l'intégration des oeuvres d'art dans le calcul de l'ISF. Dans les Pyrénées, ce week-end, ce sont les buralistes frontaliers qui protestaient contre la hausse des prix du tabac. Hier, dans la foulée du mouvement des "pigeons" (opération de lobbying d'un nouveau genre), la CGPME a déposé à l'Assemblée, une pétition signé par 17 mille chefs d'entreprises pour faire connaître -mais on l'avait bien compris- leur mécontentement face aux projets fiscaux du gouvernement: la taxation des plus-values de cession, mais aussi l'augmentation des prélèvements sur les travailleurs indépendants. Ces opérations s'ajoutent, évidemment, à toutes celles qu'on ne voit pas: opérations plus discrètes. Christian Eckert, le député socialiste, rapporteur général du budget, affirmait, il y a quelques jours, recevoir des "dizaines de sollicitations par jour". Des patrons mais aussi, les banques, France Telévisions, Orangina, Réseau Ferré de France, citait-il. Tous espérant infléchir les projets fiscaux du gouvernement. On jugera leur "efficacité", dans 2 mois, au terme du long marathon budgétaire qui commence.

Sucession. Thierry Le Paon devrait succéder à Bernard Thibault à la tête de la CGT. "Sauf grosse surprise" comme l'écrit "Les Echos", ce matin, la Commission exécutive de la CGT devrait valider ce choix aujourd'hui. Cette désignation (qui devra encore être confirmée par d'autres instances du syndicats, pour une entrée en fonction, l'année prochaine)... cette désignation devrait mettre fin à plusieurs mois de psychodrame à la tête de la CGT, Bernard Thibault n'ayant pas réussi à imposer son premier choix. Thierry le Paon est l'ancien leader des Moulinex.Union. L'envolée de Renault à la bourse: +10% en séance, hier, avant de finir à +4,3. C'est l'annonce d'un renforcement de l'alliance avec le japonais Nissan qui a dopé, ainsi, le titre. Ce rapprochement devrait permettre 4 milliards d'économies d'ici à 2016.

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