C'est ma "liste à moi". Beaucoup plus restreinte évidemment que celle des 3000 fraudeurs (supposés) au fisc français... cette liste qui fait tant parler, et dont on n'a pas encore découvert tous les secrets. Ma liste à moi n'a rien de "confidentiel"... puisque (on va commencer par eux) Eric, c'est Eric Woerth. Et Jean-François, c'est Jean-François Copé, son prédécesseur au poste de ministre du budget. Depuis quelques jours, ces deux-là s'envoient à la figure quelques "amabilités" publiques assez inhabituelles. Au coeur de cette polémique: l'utilisation, par les services du fisc, des données bancaires volées dans une banque, en Suisse: la filiale d'HSBC. Données qui ont permis de dresser cette fameuse liste des 3000 fraudeurs. Ca commence dimanche quand Jean-François Copé affirme que, ministre du budget, il avait refusé une offre similiaire: l'exploitation de données "dérobées". Et Jean-François Copé de citer un autre prédécesseur au poste: Nicolas.. Nicolas Sarkozy qui avait mis fin, comme ministre du budget, à l'exploitation, par le fisc, des dénonciations anonymes. "C'est une question de liberté publique", justifiait Jean-François Copé "et ce n'est pas rien...". Ce qui fait bien rire, au passage, Michel... Michel Charasse (ministre du budget de François Mitterand, lui. Donc prédécesseur des 3 premiers au poste). Il dit, lui qu'il n'hésitait pas à payer les informateurs du fisc: carrément un pourcentage sur les sommes récupérées! Au moins c'est dit clairement. Revenons à la déclaration de Jean-François Copé de dimanche: elle provoque la colère d'Eric Woerth, qui dénonce, immédiatement, une déclaration "navrante". Pire, affirme l'actuel ministre du budget, si Copé a refusé des informations permettant de démasquer des fraudeurs, il a commis "une erreur". Nouvelle (et dernière) salve, hier, Eric Woerth reproche à Copé de jouer les "oies blanches effarouchées"... "Donner des leçons sur cette question, c'est trop simple. Et c'est faux". On en est là ce matin. Avec la Suisse qui tranche temporairement, le débat en faveur de Jean-François Copé: elle a décidé de suspendre le processus de ratification de l'Accord fiscal qu'elle a signé, cet été, avec Paris. Elle n'a pas aimé -elle non plus- que la France exploite des fichiers volés. Prétexte, évidemment: la Suisse est tout sauf une oie blanche! Le petit tour de passe-passe de Bercy sur la "taxe bonus". Chistine Lagarde, la ministre de l'Economie, l'a annoncé, hier. La taxe exceptionnelle sur les bonus, accordés aux traders dans les banques, sera bien l'exacte réplique de la taxe britannique: un prélèvement, payé par les banques, de 50% sur les bonus supérieurs à 27 500 euros. Sauf que pour les banques il ne s'agira pas d'un impôt supplémentaire! C'est le journal "Les Echos" qui lève le lièvre, ce matin. Cette "taxe bonus" va se substituer à un prélèvement déjà annoncé fin octobre, devant le Parlement! Toujours à zéro. Aux Etats-Unis, la Réserve Fédérale reconduit sa politique de taux zéro, synonyme de soutien maximal à l'économie, même si la conjoncture s'améliore légèrement. La patron de la FED, Ben Bernanke, s'est vu, hier, décerné le titre de "personnalité de l'année" par le magazine Time. De A- à BBB+. Après fitch, l'agence de notation Strandard and Poor's dégrade, à son tour, la note internationale de la Grèce. Elle juge "insuffisantes" les mesures annoncées par Athènes pour redresser ses comptes publique. Aujourd'hui, la Gauche grecque appelle le pays à la "grève générale" précisément contre l'austérité annoncée.

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