8 828 euros par jour, c'est le Figaro qui a décidé de rapporter à la journée le montant des impôts que Gérard Depardieu affirme avoir payé dans sa vie. 8 828 euros par jour. A l'année, c'est quand même plus logique puisque calculé ainsi, ça donne 3,2 millions d'euros d'impôts, en moyenne. Depardieu, lui, s'est contenté d'une somme globale dans la "lettre ouverte" adressée au Premier ministre, et publiée par le JDD: 145 millions en 45 ans de travail. De son premier travail d'imprimeur "à 14 ans", écrit-il, jusqu'à aujourd'hui, sa vie d'acteur et d'homme d'affaires. La somme est immense, invérifiable. C'est évidemment une estimation. On n'imagine mal Gérard Dépardieu ressortir ses 45 années d'avis d'imposition, impôt sur les revenus, sur les sociétés, sur la fortune, sur ses plus-values. Le futur acteur belge compte-t-il, également, la CSG, la CRDS payées? On n'en sait rien, et on n'en saura jamais rien. Difficile également de vérifier l'autre affirmation contenue dans cette lettre: Gérard Depardieu dit avoir payé 85% d'impôts, cette année. Sans doute, veut-il dire "en 2012, sur ses revenus 2011". L'acteur-homme d'affaires n'en dit pas plus, et il faudrait connaître en détail, évidemment, sa situation fiscale, pour le vérifier. Mais 85% d'impôts, "ce n'est pas possible" a contredit, immédiatement, le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, invité sur une radio hier. Pas possible? Ce n'est pas si certain, en fait. Petite tentative de décryptage. Tout se joue, forcément, sur l'Impôt de Solidarité sur la Fortune. 2012 a été une année compliquée pour lui, parce réformé 2 fois. D'abord par Nicolas Sarkozy (les effets de sa réforme entraient en vigueur, en effet, au 1er janvier 2012). Puis par les Socialistes de retour au pouvoir, mais de manière "transitoire". En effet, en juillet dernier, il était trop tard pour réformer l'ISF, dans le sens qu'ils le souhaitaient (leur réforme, avec le retour d'un vrai barême, entrera en vigeur, l'année prochaine). Du coup, le gouvernerment et la majorité socialiste ont mis en place une "Contribution Exceptionelle sur la Fortune", une "surtaxe ISF", qui ne bénéficie d'aucun plafonnement, d'aucune exonération, d'aucun dégrèvement. Un site d'experts fiscalistes prévient "attention, en 2012, certaines impositions pourraient s'envoler" (même si le bouclier fiscal, version Sarkozy, opére encore, mais sur la seule partie ISF. Pas sur cette contribution exceptionnelle). On s'en souvient le Conseil Constitionnel a validé cette "surtaxe ISF", cet été. Jugeant qu'elle n'est pas confiscatoire. Mais elle doit rester "provisoire". Et, de fait, dès l'année prochaine, un plafonnement des impôts à 75% sera établi. 2012 était bien une "exception". Gérard Depardieu est parti trop tôt pour s'en apercevoir.

37 millions. C'est aujourd'hui que le groupe Bricorama saura si il doit payer une amende record de 37 millions d'euros! La décision est attendue pour 14h. Bricorama, poursuivi par le syndicat Force Ouvrière, est sanctionné pour l'ouverture illégale de ses magasins le dimanche. Théoriquement, l'amende peut atteindre 30 mille euros, par dimanche et par magasin, soit 37 millions d'euros, au total. C'est plus que les bénéfices de Bricorama, en 2011. Une sanction très lourde pourrrait donc mettre l'entreprise en difficulté,et surtout relancer la question de l'ouverture des magasins le dimanche. La loi de 2009, dite "Loi Maillé" n'ayant pas définitivement fixé des règles claires.+33%. A la bourse de Tokyo, envolée, ce matin, de l'action Tepco, qui gère des centrales nucléaires au Japon, et notamment celle de Fukushima. +33%. Les investisseurs saluent de cette manière le retour au pouvoir de la Droite japonaise, "pro-nuclaire".

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