Ca arrive, parfois, en France: une taxe disparaît. Oui, disparaît, supprimée. En toute discrétion. Ca arrive plus souvent qu'on le pense, d'ailleurs. Et, forcément, moins souvent qu'on pourrait l'espérer. Quand une taxe disparaît, en tout cas, c'est toutjours le résultat d'un long travail, d'une très longue négociation. D'un intense lobbying. C'est passé, discrêtement, dans le débat budgétaire qui s'achève, en ce moment, au Parlement, mais le secteur aérien vient obtenr un tel succès. La suppression d'une taxe, donc, celle frappant les vols en correspondance, en France. Sur chaque billet de ce type, 12 euros 20 sont prélevés, aujourd'hui, en plus de la taxe "normale" par vol. C'était une exception française, elle va,donc, disparaître au nom de la compétitivité de nos aéroports. L'espoir maintenant -c'est l'argument qui a convaincu le gouvernement-, c'est qu'avec la disparition de cette taxe, Paris va gagner des parts de marché, face à Francfort, face à Schiphol, l'aéroport d'Amsterdam. Plus de vols transiteront, par Roissy par exemple, on va développer le "hub" parisien, et ce sera bon pour tout le monde. Selon les projections, on peut espérer 500 à 800 mille passagers supplémentaires, grâce à la disparition de cette taxe (il faudra vérifier!). Ce sont les compagnies aériennes et Aéroports de Paris qui se partageront les gains. "C'est Noël avant l'heure" commente un acteur du dossier, une "bonne nouvelle" mais qui n'a pas, tout à fait, suffit à calmer les tensions du moment, dans le secteur. Chaque année, c'est pareil: les compagnies aériennes (Air France en tête) négocient avec ADP, la société qui gère les aéroports parisiens, le montant des redevances qu'elles vont devoir payer. Et, souvent ça coince. Alors, ça n'atteint pas le degré de tension entre le gouvernement et les sociétés d'autoroutes, à propos des péages, mais, quand même, depuis quelques jours, le ton monte, chacun rappelant à l'autre qu'il n'est pas forcément à plaindre. Les compagnies pointent les recettes des boutiques des aéroports ("après tout, c'est grâce à nos clients", disent-elles), Aéroports de Paris souligne les économies -énormes- qu'Air France va réaliser, grâce à la baisse du prix du kérozène (700 millions d'euros, selon les calculs d'un analyste. On attend la répercussion sur les billets...). Aujourd'hui, ils devraient transiger pour une hausse des redevenaces d'aéroports de 2,4%.

Pluie de milliards. General Electric va distribuer des dizaines de milliards à ses actionnaires!! 40 milliards de dollars, au total. Le chiffre impressionne. 40 milliards, en 2 ans. Annonce, hier, du patron de General Electric, celui qui s'apprête à racheter la branche "énergie" d'Alstom. Ces 40 milliards de dollars seront redistribués sous forme de dividendes, ou de rachat d'actions. Dans les 2 cas, c'est "tout bon" pour les actionnaires. Avec cette promesse, General Electric, affectée par la baisse du prix du pétrole, tente de rassurer les marchés. "Nous aimons notre branche énergie" a dit le patron de GE, Jeffrey Immelt, mais nous l'aimions davantage quand le baril était à 120 dollars".

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.