Aux Jeux olympiques de Rome, en 1960, la France n'a remporté que 5 médailles, au total. Aucune en or, 2 en argent et 3 en bronze. Notre pays terminait à la 25ème place! C'est dans un Rapport de la Cour des Comptes, qui va être officiellement rendu public aujourd'hui, qu'on peut lire ce rappel historique. Et on y découvre que c'est cette "humiliation nationale" qui a conduit le Général de Gaulle à engager la refonte de la politique française en matière de sports. Création d'une véritable préparation olympique pour les athlètes, structuration de l'administration, placement de cadres de l'Etat auprès des fédérations, depuis cette date, le sport français est globalement organisé ainsi. Et pour la première fois, la Cour des Comptes, dans ce rapport, dresse un bilan de cette action publique. Allons directement à la conclusion: "il faut tout revoir" dit la Cour, qui fait 19 propositions au total, et révèle, au passage, comme souvent dans ses rapports, quelques pratiques très "limite". Alors, pour ce qui concerne le développement du "sport pour touss" -1er objectif de cette politique-, le constat est sans appel: c'est un échec. La répartition des moyens est mauvaise. Les territoires les moins équipés en piscines, cours de tennis, petits terrains extérieurs en accès libre (ça, c'est un vrai problème), les moins équipés (rapportés à la population) sont les grands centres urbains, et pire encore, les zones urbaines dites "sensibles". La Cour regrette que le Fonds chargé de corriger cela, doive consacrer, à la demande de l'Etat, une partie de son argent au financement des grandes infrastrutures de l'Euro 2016 de football. Mais la Cour des Comptes consacre aussi une large partie de son rapport au sport de haut niveau. Elle se permet de relativiser les bons résultats apparents: "ils sont trop concentrés sur quelques disciplines". Là aussi, "beaucoup de choses sont à changer", écrit la Cour, qui dénonce, par exemple, le saupoudrage des aides aux sportifs. Pour faire court: on aide trop disciplines, et trop d'athlètes. 3 mille au total. Les aides vont de 20 euros à presque 50 mille pour un judoka. La Cour pointe,aussi, une caractéristique française: l'octroi aux fédérations de CTS, Conseillers Techniques Sportifs (DTN, entraîneurs, conseillers...). Ca coûte à l'Etat plus cher que les subventions. Ils sont presque 1 700, mais ils sont mal répartis puisque les fédérations riches en bénéficient comme les moins dotées. Et puis, la Cour note que certains (de ces DTS) sont payés 2 fois. Par l'Etat et par leur fédération. Le rapport pointe le cas d'un Directeur Technique National d'une grande fédération qui a touché un "complément de salaire" de plus de 130 mille euros, en 2010.

Faillites. Les faillites d'entreprises s'accèlèrent, en France. Il y a eu, l'année dernière, près de 60 mille défaillances d'entreprises, selon un bilan publié, ce matin. On atteint pas le niveau "record" de 2009, mais la tendance est très nettement repartie à la hausse, particulièrement en fin d'année: +12% en décembre. La construction souffre, comme le commerce. 9 faillites sur 10 concernent des entreprises de moins de 10 salariés.Arrêt. Après le Japon et les Etats-Unis, l'Inde suspend, à son tour, les vols des 787, américains. Mesure de précaution, après une série d'avaries, d'incidents, et cet accident évité de justesse, hier, au Japon.

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