C'est un cadre de la maison (un syndicaliste soutien de Stéphane Richard) qui résumait, ainsi, la situation, hier soir, à peine l'émission Capital terminée. "On a connu une crise financière avec Michel Bon (c'était après l'éclatement de la bulle internet). On a vécu une crise sociale, avec Didier Lombard et la vague de suicides, François Hollande ne pouvait pas rajouter une crise de gouvernance". "Ca aurait tué la boîte!". C'est, donc, bien au nom de l'intérêt de l'entreprise et de ses 170 mille salariés que le Président de la République a décidé de sauver Stéphane Richard. Cet après-midi, les 3 représentants de l'Etat au Conseil d'administration d'Orange ne demanderont pas son départ. C'est la fin d'un (court) suspense, provoqué par sa mise en examen, mercredi dernier, dans l'affaire Tapie. On aura, finalement, connu 3 phases dans cette histoire. D'abord, le soutien: c'était avant sa convocation par la Police judiciaire, une seule voix dissonante s'étant faite entendre, celle d'Arnaud Montebourg, même s'il nie avoir tenu de tels propos à quelques journalistes. "Stéphane Richard aura du mal à rester, avait dit le ministre du redressement productif. Puis, il y a eu le "choc" de la garde à vue prolongée et, finalement ce chef d'accusation: "escroquerie en bande organisée". Quelques soutiens d'un réseau, construit à Droite comme à Gauche, par Stéphane Richard, vacillent. Au sein de l'exécutif, on est moins sûr, tout à coup. On hésite, on réfléchit. Et puis finalement, vient la décision d'hier soir: Orange peut garder son patron. Le Président a tranché fixant, quand même, une limite: si la procédure judicaire venait à changer de nature (son contrôle judiciaire, ou l'apparition de nouveaux éléments à charge), alors l'Etat changerait de position. "En fait, décrypte à nouveau, ce cadre de l'entreprise, cette histoire révèle qu'il était impossible de le débarquer ainsi, qu'il n'y avait personne, au sein de l'entreprise, ou à l'extérieur, pour prendre la place de Stéphane Richard au pied levé. Pour remplacer Didier Lombard, c'est un processus de succession de 2 ans qui avait été mis en place. Pour Stéphane Richard, le soutien de l'Etat s'accompagne, donc, peut-être, d'une exigence en matière de gouvernance: préparer, dès maintenant, un éventuel sucesseur.

Agitateur. La Fnac pourrait supprimer 600 postes supplémentaires. C'est une information du Parisien-Aujourd'hui en France, ce matin. Selon le journal, 2 plans d'économies, baptisés Mars et Phoenix, sont en préparation. L'un vise à supprimer quelques 300Z' emplois de disquaires, dans ses magasins français. L'autre (d'une même ampleur) concernerait tous les métiers mais dans seuls magasins parisiens de l'enseigne. La direction, cité par le Parisien, dément.Code. Le patronat français révise son "code de bonne conduite". Selon le Medef et l'AFEP qui l'ont rédigé, il devient l'un des plus stricts du monde. Il impose un vote sur la rémunération des patrons en Assemblée générale des actionnaires, la limitation du nombre de mandat d'administrateur et la création d'une autorité de contrôle de ces mesures.Plus-values. François Hollande à la télé, hier. Le Président a annoncé, pour dynamiser le marché immobilier, un abattement exceptionnel, (en 2014) sur les plus-values immobilières.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.