C'était hier en fin de journée, au pied de l'immeuble de la CGT à Montreuil, où la CGT cheminots et Sud Rail organisaient, à l'arraché, une rencontre avec la presse. La grève, à la SNCF venait d'être prolongée d'une journée. Gilbert Garrel, le secrétaire général de la CGT, le repète, une fois devant les caméras, une autre fois hors micro. "Non, il n'y a eu aucune négociation ce week-end. avec le gouvernement. "Des coups de fil, oui, mais très courts. Rien de plus" dit-il. Frédéric Cuvillier, le secrétaire d'Etat aux Transports, ici-même, hier matin, au détour d'une phrase l'a pourtant affirmé. Une source à la SNCF le dit également: une longue séance de travail, avec la CGT, a été organisée samedi, en fin de journée. Et a duré jusqu'à très tard, dans la soirée. De longues heures, où les moyens de sortir de cette grève ont été étudiés. Concrêtement, on a parlé des amendements qui pourraient adoptés, à l'Assemblée nationale, où commence, aujourd'hui, l'examen de cette réforme ferroviaire constestée. Gilbert Garrel maintient sa version, "pas de réunion", et dénonce les "nombreux mensonges" entendus ces dernières heures. Par exemple, sur le nombre de grévistes avancés par la Direction. "Qui peut croire qu'avec 14% de grévistes, si peu de trains circulent! La mobilisation, dit-il, est plus forte qu'on le dit. "Elle grandit même, les assemblées générales de cheminots sont plus massives qu'en fin de semaine dernière". L'autre mensonge qu'il dénonce porte sur le fond de la réforme: "elle n'est pas financée". Et il fait le parallèle avec celle des rythmes scolaires: "le gouvernement décrête, et on constate, ensuite, qu'on a pas les crédits pour mener à bien la réforme. Pour le ferroviaire, c'est exactement ce qu'il se passe. La question de la dette n'est pas réglée". Au sein de la SNCF, en tout cas, on n'analyse pas, aujourd'hui, le conflit comme une "radicalisation" de la base, mais bien comme un durcissement des leaders syndicaux. "Il ne s'agit pas d'une surrenchère entre la CGT et Sud Rail, mais bien d'une alliance, tout à fait inédite". Et on spécule, désormais, sur une fin de conflit vendredi, à la fin de l'examen du texte à l'Assemblée. "Chaque amendement adopté -pourtant prévu de longue date- sera présenté comme une victoire de la mobilisation, et permettra de mettre fin au mouvement, sur un sentiment de victoire syndicale".

L'Argentine va-t-elle faire à nouveau faillite? C'est la question qui agite les marchés, 13 ans après sa "grande crise", et son défaut de paiement. C'est une décision de la Cour suprême des Etats-Unis qui relance les inquiètudes. Elle vient de refuser à Buenos Aires d'appliquer une décote de 70% sur sa dette privée. Ce sont des fonds, dits "vautours", spécialistes des rachats de titres de pays en difficulté, qui ont obtenu cette décision. A ce stade, il ne s'agit que d'un milliard et demi de dollars, l'Argentine peut payer. Mais si d'autres créanciers venaient à demander le même traitement, les réserves de changes du pays ne suffiraient plus.

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