La réunion, selon le compte-rendu officiel, s'est tenue à 14h précises, hier. Juste avant la séance publique, et finalement, le recours annoncé au 49.3. À 14 heures donc, la Commission spéciale, chargée, à l'Assemblée nationale, d'examiner le projet de Loi Macron, a validé 36 amendements supplémentaires. En urgence, et juste le couperet. trente-trois étaient d'origine parlementaire (souvent de simples modifications de rédaction), mais trois amendements ont été déposés par le gouvernement lui-même. Le premier maintient l'obligation d'une prescription médicale valide pour la délivrance de verres correcteurs. Contrairement à ce que prévoyait le projet jusque-là. Le deuxième concerne cet article polémique, voté au Sénat, qui modifie la Loi Evin, et la limitation de la publicité pour les alcools. Contrairement à ce qu'on avait pu croire, le gouvernement n'a pas décidé de le supprimer. L'article a été réécrit hier, et il permettra bien, à l'avenir, de vanter les régions viticoles. Vive l'œnotourisme! Le troisème changement entériné, à la dernière minute hier, ressemble, lui aussi, à un revirement devant une polémique. Il s'agit, cette fois-ci, de la revente de la chaîneNuméro 23 sur la TNT. La fréquence a été attribuée pour zéro euro à Pascal Houzelot, en 2012. Aujourd'hui, il s'apprête à la revendre pour 88 millions ! Sachant qu'entretemps, la chaîne n'a pas vraiment brillé, beaucoup s'étouffent devant cette plus-value réalisée, grâce à un bien public, une fréquence hertzienne. Le CSA instruit le dossier, mais au Sénat, des élus de droite, choqués, ont proposé, en guise de rétorsion, d'augmenter la taxe existante, sur une telle vente. La passer de 5 à 20%. C'est à partir de là que le gouvernement et la majorité commencent à patiner, sans doute, gênés. Jeudi dernier en Commission, le rapporteur du texte rejette cette initiative. Raison invoquée: "on ne crée pas une règle pour une affaire en cours ". Emmanuel Macron est d'accord, sa Loi "n'est pas le bon cadre" pour gérer cette histoire. L'amendement de suppression adopté, évoque, quant à lui, un risque de censure du Conseil Constitutionnel. Hier, quelques minutes avant le 49.3, le gouvernement a changé d'avis. Il a réintroduit dans la Loi Macron, l'augmentation de la taxe sur la revente d'une fréquence TNT. Comme le souhaitait le Sénat, mais avec un plafond. A ce stade, pas d'explication officielle. Et faute de débat en séance publique, on n'en saura pas plus. On ne sait pas non plus, si cette surtaxe s'appliquera bien à la vente de Numéro 23 .

Plus souple, vraiment ? Le patronat assouplit ses positions à propos des retraites complémentaires. Une négociation est en cours, et le Medef, récemment, a mis tous les syndicats contre lui, en proposant la mise en place d'un abattement sur les pensions Agirc et Arrco, pour repousser les départs à la retraite, jusqu'à 67 ans. Selon le journalL'Opinion , le Medef revoit sa copie. La décote provisoire qu'il propose, serait finalement moins forte, le seuil serait ramené, à 65 ans. Syndicats et patronat ont rendez-vous lundi prochain pour reprendre les négociations. Sur cette nouvelle base, donc.

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