"Les prochaines heures sont cruciales": c'est ainsi que les spécialistes résument la situation, dans la Centrale de Fukushima. Tous les moyens sont utilisés pour tenter de refroidir les réacteurs. Et on l'a compris, de la réussite de ces "gestes de la dernière chance" dépend l'ampleur finale de la catastrophe. A Fukushima, il ne reste plus grand chose de la centrale. Sauf un terrible danger, et des hommes sacrifiés. A la bourse de Tokyo, dans un mouvement paralèlle, son exploitant, le géant de l'énergie Tepco, lui aussi semble disparaître, jour après jour. On y trouvera une certaine logique. Comme ses réacteurs, le titre Tepco fond en bourse.Chaque jour depuis lundi, il perd un quart de la valeur qui lui reste (un peu moins, ce matin: -13%). En fait, sans les systèmes automatiques qui suspendent la cotation du titre, en raison d'un trop grand nombre d'ordres de vente, Tepco, logiquement, devrait déjà être rayée de la carte, à la bourse de Tokyo. Tout le monde vend ses actions, quitte le navire en perdition. Réaction classique, réaction de panique mais aussi calcul économique simple et cynique: Tepco va voir ses revenus, à l'avenir, baisser et ses coûts s'envoler. Il est temps de vendre. C'est aussi ça la bourse: une responsabilité limitée des actionnaires, qui peuvent s'en aller, exonérés de toute contrainte morale. Avant le tremblement de terre, et le tsunami de vendredi, Tepco était le 4ème producteur mondial d'électricité (le premier c'est EDF). Aujourd'hui, c'est une entreprise pointée du doigt, critiquée, y compris par le Premier ministre japonais qui a fait savoir, lundi, "sa colère" contre les dirigeants de Tepco qui ne l'informent pas correctement. Naoto Kan serait aussi très choqué de constater que l'entreprise n'aurait laissé, dans la centrale de Fukushima que des salariés de sous-traitant, ou de filiales. Des méthodes peu responsables (le mot est faible) qui renvoient à un autre scandale qui frappé Tepco. En 2002, son président, et 4 cadres de haut niveau de l'entreprise, avaient été poussés à la démission, après la découverte de documents falsifiés. Des "faux" qui avait permis à l'entreprise (et à d'autres) de ne pas arrêter ses centrales. Malgré l'apparition de fissures ou des traces de corrosion sur les enveloppes entourant ses réacteurs. La "bataille" sur le marché des dosettes de café. C'est le quotidien "Les Echos" qui la raconte, ce matin. Une bataille commerciale, où on voit que les concurrents de Nespresso gagnent des parts de marché. Maison du café, qui commercialise depuis presque 1 an, des "dosettes" compatibles avec les machines Nespresso, affirme en avoir vendu 120 millions. 120 millions qui échappent, donc, à l'inventeur du système. Et ça commence, paraît-il, à l'inquièter... Mais, cette "bataille de la dosette" est aussi judiciaire. Les Echos raconte que, la semaine dernière, des huissiers ont opéré plusieurs "descentes", notamment une dans la boutique Nespresso des Champs-Elysées. A la suite d'une plainte pour contrefaçon. La situation au Japon, et ses conséquences économiques et fiancières. Christine Lagarde organise, ce soir, une conférence téléphonique avec ses homologues, ministres de l'économie du G7. Ils doivent réfléchir au moyens d'aider le Japon. Sur le plan monétaire, notamment. La Bourse de Tokyo, ce matin, clôture en baisse. Un recul modéré: -1,44%.

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