Moment rare, hier matin (pour ne pas dire "inédit"): la rencontre en public, dans un même lieu, à la même table, des 8 secrétaires généraux, présidents ou porte-parole des 8 grands syndicats français. Un "vrai tour de force", à l'initiative de l'AJIS, l'Association des Journalistes de l'Information Sociale. Thème de ce débat: "quel avenir pour le syndicalisme?". En rang d'oignons, derrière une longue table et placés par ordre alphabétique (les organisateurs n'ont pas trouvé une autre manière de faire), tout le monde a pu s'exprimer, et je m'engage, pour la suite de ce papier, à citer chacun au moins une fois! Quel avenir pour le syndicalisme? Ce qui ressort de ce débat, c'est que nos leaders syndicaux sont plutôt lucides sur l'état dans lequel ils se trouvent, même si Jean-Claude Mailly de Force ouvrière (je m'engage aussi à donner le nom des organisations) lâche -optimiste- "tant qu'il y aura des salariés, il y a aura des syndicats!". Sauf que dans 10 ans, si rien ne change, nous serons plus moribonds encore qu'aujourd'hui" lui a répondu Bernard Van Crayenest pour la CFE-CGC puisque les jeunes boudent les syndicats! Alain Olive, de l'UNSA, tente une explication "c'est sûrement parce que les syndicats défendent les salariés qui ont le moins besoin de l'être". Ses collègues tiquent un peu à ce moment-là, mais tous reconnaissent que leur absence dans les PME ou les TPE pose problème. Bernard Thibault (de la CGT) rejoint, alors, François Chérèque (de la CFDT) pour estimer que la liberté de se syndiquer (par exemple, dans la grande distribution) n'est pas assurée aujourd'hui encore en France! Annick Coupé, pour Sud-Solidaires, suggère, alors, de pousser les convergences avec les autres mouvements sociaux, comme ce qui s'est passé en Guadeloupe. Ou pour la Poste et la "votation citoyenne" mais quand il faut répondre à la question "que prépare l'Intersyndicale pour poursuivre le mouvement face à la crise", Gérard Aschiéri de la FSU devra reconnaître que plus grand chose ne s'organise. Notamment parce que, avoue-t-il, la "grande affaire" du moment pour les syndicats -la réforme de leur représentativité- pèse lourd dans leurs relations. Les plus petits ont peur de disparaître. Jacques Voisin, de la CFTC, ne comprend pas pourquoi il est si important de réduire le nombre de syndicats habilités à signer des Accords. Au final, chacun aura eu droit à une dizaine de minutes pour s'exprimer. Trop peu pour mener un vrai débat. Comme une sorte de démonstration par la preuve que 8 décidément, c'est beaucoup! L'or continue de flamber! Nouveau record historique, hier. L'once d'or a dépassé la barre des 1 140 dollars. C'est la faiblesse du dollar -toujours en baisse- qui explique cette envolée. S'ajoute à ça, l'attitude des banques centrales des pays émergents (Russie, Chine et Inde...) qui gonflent leurs réserves en or. Antoine Zacharias, l'ancien patron de Vinci... cité à comparaître. A Nanterre pour "abus de biens sociaux", selon l'Agence France Presse. C'est dans le cadre d'une enquête sur les conditions de sa rémunération, avant son départ forcé de Vinci, en juin 2006. Elle porte sur son salaire, mais aussi ses stock-options, estimés à plus de 90 millions d'euros.

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