C'est eux qui devraient être présentés comme les gentils. Les gentils contre les méchants taxis, pas sympas, les taxis qu'on commande et qui arrivent avec 15 euros au compteur, les taxis qui ne prennent pas la carte bancaire. Et qui bloquent Paris dès qu'on veut réformer leur secteur. Ces horribles taxis, enfin, qui écoutent RMC. Mais voilà, par un étonnant renversement de situation, ce sont les taxis, aujourd'hui, qui passent pour les victimes de concurrents sans scrupule: les VTC, les Voitures de Transport avec Chauffeurs. L'un d'eux cristallise toutes les critiques, c'est Uber. Uber, c'est cette start-up californienne, créée en 2009, aujourd'hui présente dans près de 250 villes à travers le monde. 6 en France. Un succès accueilli, presque partout... par des assignations en justice! En France, Uber a été condamné, une première fois, mi-octobre. Et cette semaine: re-belotte, elle est, à nouveau, convoquée au Tribunal, attaquée pour "concurrence déloyale". C'est son service de co-voiturage, en fait, qui est visé. Pour bien comprendre, Uber commercialise 2 services différents: l'un avec une voiture conduite par un chauffeur professionnel, l'autre service, UberPOP, est assuré par un particulier, c'est du co-voiturage, à la mode "BlaBlaCar" mais en centre-ville, concurrençant directement les taxis. "Non", répond du tac-au-tac le patron d'Uber pour l'Europe de l'Ouest, Pierre-Dimitri Gore-Coty, "UberPOP s'attaque à la voiture individuelle! Son service, dit-il, tue l'idée de posséder sa voiture "pour soi et soi seul". Il "réduira, au final le nombre de voitures en centre-ville". Uber, le "moderne" contre le vieux monde, autrement dit. Pour convaincre d'ailleurs, l'entreprise, depuis quelques jours, ouvre les portes de son siège parisien très moderne (forcément): grands espaces blancs, des ordinateurs Apple partout, une table de ping-pong. Une opération "transparence" pour tenter de faire taire les critiques, y compris d'optimisation fiscale. "Uber, c'est une entreprise technologique" dit son dirigeant français, "nous ne somme pas un transporteur". Son modèle économique repose sur un système complexe de géolocalisation qui permet de mettre l'utilisateur en contact avec un véhicule se trouvant dans ses environs. Pas de réservations à l'avance, surtout pas!, le but est la gestion permanente des flux. Qui réduit les prix. Encore plus si vous optez pour le service "entre particuliers". Et encore encore plus si vous partagez votre trajet avec une autre personne, inconnue, mais qui va dans la même direction que vous. Ca, c'est le tout dernier service lancé, vendredi dernier. A quelques jours, donc, du procès. Comme une provocation, ou une ultime tentative pour mettre l'opinion publique, les consommateurs, de son côté.

Qui paie sa dette... La Grèce réclame un allègement de sa dette. C'est le Premier ministre grec qui a renouvelé cette demande, hier... 2 jours après la confirmation du retour de la croissance dans son pays. Antonis Samaras réclame l'effacement d'une partie de sa dette, un allègement "comme une récompense pour les efforts effectués", dit-il: la cure d'austérité. Les prêts internationaux ont porté la dette grecque à 175% du PIB. Les Européens ont promis, il y a 2 ans, de la rendre "soutenable".

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