"Ce n'est pas très catholique", ce qui se passe, en ce moment, à la CFTC. A la fin du mois, la Confédération syndicale tiendra son Congrès, à Strasbourg. Congrès au cours duquel le mandat de Jacques Voisin, le président du syndicat chrétien, doit être remis en jeu. Jacques Voisin est candidat à sa propre sucession. Il est opposé à Joseph Crespo, le patron de branche métallo de la CFTC. Jusqu'ici, c'est une situation très classique (qui n'intéressait pas beaucoup de monde, il faut bien le reconnaître), sauf que depuis quelques jours, le duel entre les 2 hommes -anciens amis- vire au carnage, chacun accusant l'autre d'avoir touché, pour son organisation, de l'argent de la fameuse caisse de l'UIMM. Ce que Denis Gauthier-Sauvagnac refuse de dire aux juges (Où est allé l'argent ? Qui en a profité ?), on le découvre (pour une toute petite partie, en tout cas) dans les colonnes des journaux (c'était le cas dans "Le Parisien" d'hier). Jacques Voisin et Joseph Crespo s'accusent mutuellement d'avoir encaissé, pour la CFTC, un chèque de 69 mille euros, chèque signé par l'UIMM ! L'un affirme que l'autre "surfacture" certaines prestations et l'autre lui renvoie à la figure le financement régulier de sa structure syndicale avec l'argent du patronat ! Tout ce qui longtemps était sous-entendu est, donc, aujourd'hui sur la place publique : c'est un peu -si vous voulez- "le financement opaque des syndicats expliqué à mes enfants". L'attitude des 2 dirigeants est, en tout cas, parfaitement "suicidaire" pour le syndicat : les nouvelles règles de représentativité imposent de réaliser de bons scores aux élections professionnelles et ce "grand débalage" pourrait bien faire fuir nombre d'électeurs et être fatal à la CFTC. C'est toujours le yo-yo sur les places boursières. Les marchés sont devenus extrêmement volatiles, avec la crise. Tout se passe, en fait, comme si les investisseurs qui misent sur le long terme avaient quitté le marché des actions. Les volumes d'échanges sont plus faibles qu'à l'ordinaire. Restent les investiseurs à la recherche de "jolis coups" à faire, des investisseurs qui "surréagissent" aux mauvaises nouvelles. Et elles ne manquent pas alors que la récession s'installe. Aux Etats-Unis et en Europe. Résulat : ça part un peu dans tous les sens. Tokyo termine à +2,78%. Wall Street a clôturé, également hier soir, sur une hausse de plus de 4%. A Paris, le CAC40, en revanche, a perdu quasiment 6%. Aujourd'hui, 17 octobre, c'est la 21ième journée mondiale du refus de la misère. En France, plus de 7 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté - 817 euros par mois. C'est près d'un Français sur 10.

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