Le dicton populaire dit "le malheur des uns fait le bonheur des autres". La crise des "subprimes" n'échappe pas à cette règle. Des banques, grandes institutions financières (parfois plus que centenaires) disparaissent ; des milliards se volatilisent à la bourse ; les petits épargnants souffrent ; les clients des banques s'inquiètent mais pendant ce temps-là, d'autres font d'excellentes affaires. C'est le cas, par exemple, de la Barclays : la banque britannique, ce week-end, a refusé de venir au secours de la Lehman Brothers parce que l'Etat américain ne voulait pas garantir l'opération. Finalement, cette nuit, elle vient de racheter la meilleure part de la banque en dépôt de bilan, à savoir, ses activités commerciales aux Etats-Unis, et le siège social de Lehman Brothers, sur la 7ème avenue, à New York. Pour moins de 2 milliards de dollars, Barclays devient ainsi la 3ème banque d'affaires des Etats-Unis ! Mais cette crise profite aussi à ceux qui savent prendre quelques risques et qui, surtout, spéculent dans la bonne direction. C'est le cas de John Paulson (qui n'a heureusement aucun lien de parenté avec le Secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson). John Paulson a parié sur l'éclatement de la bulle immobilière. Bingo ! Il a encaissé, l'année dernière, presque 4 milliards de dollars de plus-value. En misant sur le sauvetage de Fannie et Freddie, c'est un autre gérant d'un fond spéculatif qui a gagné, lui, la semaine dernière, plus d'un milliard de dollars. D'autres ont fait de même, en pariant sur la chute de Lehman Brothers. Dernier exemple : le Fond géré par George Soros a affiché un rendement de 32%, l'année dernière. En pleine crise des subprimes ! Les autorités américaines sauvent l'assureur AIG. La Réserve fédérale a décidé d'accorder une aide inédite de 85 milliards de dollars à AIG. Le géant américain de l'Assurance (n°3 mondial, devant le français Axa), AIG va éviter la faillite, mais la société est temporairement nationalisée : l'Etat prend 80% du capital. Sauver AIG devenait une priorité : c'est un maillon essentiel de la finance mondiale, sa disparation aurait provoqué des faillites en cascade. Son sauvetage, a contrario, redonne des couleurs aux places boursières : les bourses asiatiques étaient "dans le vert", ce matin. La croissance française, l'année prochaine, sera limitée à 0,8%. C'est potentiellement, le plus mauvais résultat depuis 1993. Ce sont les Instituts de conjoncture, consultés par le gouvernement (dans le cadre de la préparation du budget 2009) qui l'affirment. Et c'est le journal "Les Echos" qui publie l'information, ce matin. Roselyne Bachelot veut s'attaquer aux dépassements d'honoraires des médecins. La ministre de la santé affirme qu'elle va rendre les sanctions plus effectives : le défaut d'affichage des tarifs dans les cabinets médicaux, par exemple, pourra être sanctionné d'une amende allant jusqu'à 3 mille euros.

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