Je suis sûr que ça ne vous pas échappé: depuis quelques mois, vous avez vu fleurir, un peu partout, des magasins Carrefour. Des magasins Carrefour Market (pour être précis), qui ont remplacé (en centre-ville ou tout proche) les enseignes Champion (ou Shopi!). En 15 mois, 900 magasins, en France, ont ainsi changé de nom. Ce n'est, évidemment, pas le fruit du hasard: c'est la partie la plus visible du profond changement stratégique qu'est en train d'opèrer, en ce moment, le groupe du distribution, avec cette volonté, donc, d'afficher une seule marque, Carrefour. Cette phase de renouvellement des supermarchés s'achève, et en toute logique, le distributeur a annoncé, hier, qu'il allait s'attaquer, maintenant, à ses hypermarchés. C'est vrai qu'il y a, pour eux, comme une sorte d'urgence: leur fréquentation se réduit de plus de 1% par an, depuis une petite dizaine d'années. Au premier semestre de cette année, leur chiffre d'affaires a continué à reculer, après une année 2009 déjà catastrophique. La crise n'est seule en cause: le modèle des hypermarchés, tels qu'on les connaît, aujourd'hui, est remis en question. D'où, le lancement de ce nouveau concept, le "Carrefour... Planet". Il est testé depuis plusieurs mois en Espagne, et depuis quelques semaines, dans la banlieue lyonnaise. Il va être généralisé. Ce concept, c'est quoi? Eh bien, il y a évidemment toujours un parking, des caddies, des rayons, des produits, et l'attente aux caisses (avec les enfants qui s'impatientent) mais tout est organisé différement... plus d'allée centrale, mais des "îlots", bien identifiés (le marché, l'alimentaire, etc...), les services sont développés (il y a une garderie, par exemple, comme chez Ikéa), et puis des stands de marques surgissent: Sephora (maquillage et parfums), Apple, Virgin (pour les produits culturels). Le patron de Carrefour assure que ça fait grimper les ventes. On verra bien si on se fait avoir. En tout cas le modèle économique espéré est celui-là, pour Carrefour: vendre plus de produits à forte marge (les vêtements, notamment) pour rendre ses hypermarchés plus rentables. Les Sénateurs à la manoeuvre. Ils se disent prêts à amender la réforme des retraites. Sur 2 points précis. L'examen du texte ne commencera que début octobre, mais déjà les sénateurs UMP avancent quelques idées, avec l'accord de Gérard Larcher, le président du Sénat. Le premier assouplissement envisagé concerne la pénibilité, avec l'idée d'accorder le maintien de la retraite à 60 ans, pour tous les salariés des branches ou entreprises qui auront mis en place de mesures de prévention. L'autre assouplissement proposé serait de maintenir l'âge du départ à la retraite, à taux plein, à 65 ans pour les hommes... mais plus souvent les femmes ayant arrêté de travailler pour élever 3 enfants et pluss. On ne sait pas si l'Elysée pourrait accepter de tels aménagements. En tout cas, des amendements similaires ont été rejetés lors du débat à l'Assemblée nationale. Toujours plus! Le bouclier fiscal a coûté à l'Etat, 679 millions d'euros, en 2009. Chiffres publiés, hier. Le constat ne change: ce sont les rentiers qui en bénéficient le plus. Se distinguent 17 contribuables, au patrimoine supérieur à 16 milllions d'euros, mais qui déclarent des revenus inférieurs au RMI. Ils ont touché un chéque moyen du Trésor public de 220.000 euros.

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