Ce sera à 14H30 nous dit l'AFP. Lieu non précisé. Dans un palace parisien devraient se retrouver des représentants des BRICs: Brésil, Russie, Inde, Chine, et Afrique du Sud. Ces pays qu'on appelle encore émergents ne voient pas toujours d'un bon œil la nouvelle orientation des travaux du G20, qui commencent ce soir avec un diner de travail à l'Elysée. Une fois passé l'urgence, la crise en 2009 avait mis tout le monde d'accord, le G20 veut s'attaquer aux déséquilibres de la croissance mondiale. Le fond monétaire international lance aujourd'hui encore un avertissement: la reprise économique mondiale reste "inégale", "avec des risque à la baisse pour les économies avancées et des risques de surchauffe dans les économies émergentes". Les vieux pays développés disent, en gros: on ne peut pas continuer à s'endetter pour consommer ce que les pays émergents produisent à bas prix, et parfois grâce à des monnaies sous-évaluées. Les émergents s'inquiètent pour leur modèle de croissance basé encore en bonne partie sur les exportations. L'envolée des prix des matières premières risque de provoquer des émeutes de la faim dans certains pays pauvres, mais elle profite aussi à la Russie, le Brésil ou la Chine. Ce clivage entre nouveaux et vieux pays industriels avait déjà marqué le dernier G20 de Séoul. Les 20 avaient décidé de se mettre au moins d'accord sur des "indicateurs de performance économique". Une façon de noter les bons et les mauvais élèves: ceux qui sont trop endettés, comme nous, ceux qui ont un grand déséquilibre du commerce extérieur, ceux qui manipulent leur monnaie, la Chine est visée. Le FMI serait ensuite chargé de faire des recommandations aux mauvais élèves, pour que leur politique économique ne soit pas un handicap pour les autres, mais dans ce club des 20 pays les plus riches, les pays émergents ne sont plus les derniers de la classe. Dans 15 ans ils représenteront la moitié de la richesse mondiale. la Chine est devenue cette semaine la deuxième puissance économique. Difficile de leur donner encore des leçons d'économie. 87 milliards de profits pour les grandes entreprises françaises, d'après le cabinet Facset cité dans la Tribune. La moitié des grands groupes côtés de la place de Paris ont déjà publié leurs résultats et semblent globalement sortis de la crise. Qui en profite? D’abord les actionnaires: la moitié de ces profits devrait leur être distribuée. Le Pentagone à la française sera construit par Bouygues, avec l'architecte Nicolas Michelin. Le futur ministère de la Défense sera construit à Balard au sud de Paris, un chantier estimé à 3 milliards d'euros. Le Portugal va-t-il devoir se résoudre à demander l'aide de l'Europe? Les marchés en sont convaincus: le taux des emprunts de l'Etat portugais a atteint 7% cette semaine, un record, et d'après l'agence Reuters les ministres des finances de la zone euro s'y préparent. Le mariage du prince William est aussi une bonne affaire pour Eurostar: réservations en hausse de 28% pour la semaine du 29 avril.

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