C'est l'histoire d'une blague un peu potache, l'histoire aussi d'un coup de pub et d'une stratégie marketting qui ne fait rire tout le monde. C'est l'histoire, encore, d'une verveine que certains ont du mal à digérer. Ca se passe à Monoprix. Depuis novembre dernier, l'enseigne a commencé une immense opération de "relooking" (en bon français) des produits vendus sous sa marque. A grand renfort de publicités qui, normalement ne vous ont pas échappé -"non au quotidien quotidien" dit la pub qui veut lutter contre la morosité- l'enseigne, implantée dans le centre des grandes villes françaises, a décidé de changer tous les emballages de ses produits. 2 mille, au total! Finies les classiques photos de tomates sur les conserves de jus de tomates. Finie la photo d'une orange coupée en deux sur la bouteille de jus d'orange. Monop' a décidé, en jouant sur les couleurs, de s'en tenir au texte. Un texte très stylé, avec en gros, le nom du produit (gouda, beurre, pâtes et autres...). En plus petit (mais plus gros qu'à l'accoutumée), les indications de poids, d'utilisation du produit. Et, enfin, une petite phrase. Une sorte de "sous-titre rigolo". Qui joue, selon les concepteurs de ses nouveaux emballages, sur la connivence avec le consommateur, sur l'humour. Ainsi, sur la conserve de petits extra-fins avec jeunes carottes à l'étuvée, on peut lire: "Appelez vite les poulets". Sur la boîte de haricots blancs: "on a tous un côté fayot". "A poêle le boudin", sur les boudins. Etc, etc. C'est drôle, ou pas du tout. On sourit, ou pas. Mais depuis quelques jours, il y a un nouvel emballage qui carrément fâche: c'est celui de la verveine Monoprix. "L'infusion qui vous fait oublier qu'on ne vous a pas augmenté cette année". Certains clients se seraient dits "choqués" par cet emballage et la-blague-qui-va-avec. Certains directeurs de magasins auraient quelque peu toussé. Mais surtout les salariés de Monoprix, ceux qui mettent en rayon les produits, seraient carrément énervés. Leurs syndicats se mobilisent. Parlent de "provocation" en rappelant que leur employeur ne leur a accordé, l'année dernière, que 1% d'augmentation générale! "C'est de mauvais goût et blessant" lâche un représentant du personnel qui attend, maintenant, fermement, les prochaines négociations: "on va venir avec notre boîte de verveine". Du côté de la direction, on se montre désolé pour ceux qui ont été choqué. "On ne retirera pas le produit" pour autant. Mais, preuve que l'humour potache a des limites, Monoprix promet de changer la petite phrase, après épuisement des premiers stocks. Sur les salaires, en revanche: aucune promesse. Les faillites d'entreprises reculent, enfin!, en France! C'est la première fois depuis 3 ans. 2009 avait, même, été une "année noire", une année "record" pour les défaillances d'entreprises. 2010 marque, donc, une inversion de tendance: le nombre de faillites recule. A 60 mille "défaillances", sur 1 an, selon une étude publiée, ce matin. Elle note que l'industrie, massacrée par la crise, se redresse. En revanche, les difficultés persistent pour certains services aux particuliers, notamment la santé ou l'action sociale. L'AMF sanctionne. Sanction pécuniaire maximale pour Wendel (le groupe familial d'Ernest-Antoine Seillière) et son ancien dirigeant, Jean-Bernard Lafonta. Ils ont été condamnés, hier, par l'AMF, le gendarme français de la bourse, à une amende d'un million et demi d'euros chacun. Pour "manque de transparence" lors de leur "attaque" boursière, en 2007, contre St Gobain. L'AMF estime qu'ils ont, volontairement, caché leurs intentions au marché.

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