"A la prochaine fois... quand je serai ministre!" C'est avec cette boutade que François Chérèque a quitté les studios de France Inter, lors de son dernier passage, ici. C'était une quinzaine de jours avant son départ de le tête de la CFDT. La boutade (ç'en était une, vraiment!) répondait à notre insistance pour savoir ce qu'il allait devenir, et , surtout, renvoyait aux questions posées sur sa proximité avec le gouvernement en place. Depuis l'élection de François Hollande, François Chérèque ne cessait d'ailleurs de devoir se justifier. "La CFDT fait des propositions, c'est son rôle -elle en fait sous Sarkozy-. Aujourd'hui, elles sont reprises par le gouvernement, on ne va se plaindre!" répondait-il. Pour marquer ses distances, il ajoutait quand même "avec la Gauche au pouvoir, ça commence souvent bien. Ca finit différemment". Depuis quelques jours, cette question de la proximité de CFDT avec la social-démocratie de François Hollande est, à nouveau posée. Cette fois-ci à la faveur de plusieurs nominations, réalisées ou à venir. Laurence Laigo, par exemple, ancienne dirigeante de la centrale réformiste, vient de rejoindre le cabinet de Najat Vallaud-Belkacem. Aux Droits des femmes. L'ancien n°2 de la CFDT, Jacky Bontems, qui a conseillé François Hollande pendant la Présidentielle, est pressenti, lui, pour rejoindre le futur Commissariat général à la Stratégie et à la Prospective. Mais François Chérèque, lui-même, est choyé par le gouvernement. Depuis le début du mois, il a rejoint l'Inspection Générale des Affaires Sociales, l'IGAS, en tant que haut focntionnaire. Nommé en Conseil des ministres. "Je ne commente pas mais je n'aurais pas fait ça", dit l'un de ses anciens homologues, leader syndical. Il vient aussi d'être choisi pour présider Terra Nova, le centre de réflexion proche du PS. Et, hier, on a appris qu'il pourrait aussi devenir, le "Monsieur pauvreté" du gouvernement. Matignon ne confirme pas, mais on comprend que François Chérèque pourrait, dans le cadre de ses fonctions à l'IGAS, être chargé du suivi des mesures contre la pauvreté que le gouverment s'apprête à prendre. Dans les Echos, ce matin, on apprend que la décision a, en fait, été prise de longue date. Elle devait être annoncée, en décembre dernier, mais Laurent Berger, le successeur de François Chérèque à la tête de la CFDT se serait, à l'époque, "inquièté de l'impact d'une nomination aussi rapide, à poste aussi exposé".

PSA-Renault-PSA. PSA veut négocier avec ses salariés un nouvel Accord pour améliorer sa compétitivité. Et on peut dire qu'assiste, en ce moment, à une "course à la restructation" entre les 2 constructeurs automobile français. Renault a lancé, depuis quelques mois, une négociation avec ses syndicats pour améliorer sa compétitivité et a annoncé, cette semaine, 7 500 suppressions de postes. PSA achève le parcours inverse: d'abord, la fermeture d'Aulnay, et 8 000 mille emplois destruits et, maintenant un plan "fléxibilité". La direction de Peugeot-Citroën a annoncé, hier, vouloir, renégocier les conditions de travail de ses salariés français, à l'image de ce qu'elle a fait, dans son usine de Sevelnord. Les syndicats, là-bas, en échange de l'attribution d'un nouveau modèle ont accepté un gel des salaires et une plus grande fléxibilité.Données. Comment taxer les géants du Net: Google, Amazon et les autres? Un rapport, remis aujourd'hui au gouvernement (et révélé par les Echos, ce matin) préconise de prendre comme base fiscale, les "données numériques", celles que ces entreprises recueillent auprès des internautes, souvent à leur insu et qui font leur richesse.

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