Changer de patron, voir débarquer un nouveau chef, ce sont des choses qui arrivent, parfois (souvent, même) dans la vie. Ca ne se passe toujours forcément bien. Des fois c'est bien aussi. A TF1 (puisqu'il s'agit de parler de TF1), on n'est, en tout cas, persuadé avoir réussi un "très joli coup", cette semaine, en embauchant Axel Duroux pour devenir Directeur général de la chaîne. Un Directeur général chargé de trouver la parade à la baisse continue de l'audience de TF1, et à la chute vertigineuse de ses recettes publicitaires. Signe que cette décision est bonne (se disait-on à TF1): l'arrivée de ce nouveau patron pour la "grande chaîne qui descend" comme l'appelle, désormais, "Le Canard enchaîné", a été saluée par la bourse. Le titre TF1 a bondi de 5%, lundi (en séance), quand la nouvelle a été connue. Le problème, aujourd'hui, c'est que l'affaire se complique quelque peu. Et elle pourrait prendre une tournure judiciaire, si on en croit "Les Echos" qui révèlent l'information. Axel Duroux, le futur n°2 de TF1, était, en effet, jusqu'ici le patron de RTL. RTL, filiale du groupe allemand Bertelsman. Berteslman qui possède, également... M6 ! Axel Duroux était, ainsi, depuis 2 ans, également membre du Conseil de surveillance de la chaîne française, concurrente directe de TF1. Voilà pourquoi, à M6, on ne décolère pas. TF1, en embauchant Axel Duroux, lui pique non seulement un dirigeant efficace (qui a fait ses preuves, qui connaît la télé et les programmes populaires) mais aussi quelqu'un qui connaît tous les grands et les petits secrets de M6. En tant qu'administrateur, (ce qu'il était encore alors même qu'il négociait sa venue à TF1), Axel Duroux était informé de la stratégie de M6, de l'état de ses finances et encore de ses projets pour la grille de rentrée. Les avocats de M6 travaillent, du coup, à la définition juridique de ce qu'ils jugent être une concurrence déloyable. Axel Duroux est visé personnellement, mais TF1 pourrait être également attaqué. Faute d'un grand "mercato" des animateurs cette année, les chaînes de télé viennent de trouver un nouveau terrain pour poursuivre leur guéguerre. Barack Obama promet de mieux contrôler la finance. C'était, déjà, l'une de ses promesses de campagne : renforcer la régulation financière pour éviter une nouvelle crise. En présentant son projet (qui va être soumis au Congrès), le Président américain a parlé d'une transformation d'une ampleur inédite depuis la "grande dépression" des années 30. Pourtant, il recule sur 1 point, au moins : il renonce à créer une seule et unique instance de régulation. La multiplication des agences de contrôle (des marchés immobiliers, des banques, des assurances, des marchés "actions" et produits dérivés) était pourtant vue comme l'une des causes de la crise actuelle. Barack Obama propose, en revanche, de renforcer le rôle de la Réserve fédérale. Il crée, également, une Agence de protection du consommateur contre des produits type subprime. En France... Le Sénat a adopté, hier -en première lecture- le projet de Loi encadrant les crédits à la consommation. Il s'attaque, entre autres, aux crédits renouvelables. Le texte doit être maintenant examiné à l'Assemblée Nationale. La TVA à 5,5%, dans la restauration. Dès le 1er juillet, les députés ont dit "oui", hier. Coût de la mesure : 2 milliards 300 millions d'euros, selon le gouvernement.

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