Une biographie consacrée à Christine Lagarde la présentait comme la "femme la plus puissante de France". Dans une réédition du même livre (sortie, elle, après sa nomination au FMI), elle était même devenue "la femme la plus puissante... du monde!". Dans l'une et l'autre version, les auteurs soulignent l'incroyable parcours de celle qu'on surnommait, à ses débuts de ministre de l'économie, à Bercy, "Christine Lagaffe", ou "Madame la marquise". "Serre les dents et souris", telle est ma devise, raconte dans ce livre Christine Lagarde. C'était la consigne répétée sans cesse par son entraîneur de natation synchronisée. Elle semble lui avoir servi de très nombreuses fois, et elle va lui servir, sans doute à nouveau, après la publication, hier, d'une lettre, trouvée, il y a quelques semaines, par les enquêteurs de l'affaire Tapie, lors d'une perquisition à son domicile parisien. C'est le quotidien Le Monde, qui l'a publie, dans son édition datée d'aujourd'hui. En marge de ses révélations sur l'affaire. Christine Lagarde écrit à Nicolas Sarkozy. La lettre n'est pas datée, mais elle semble avoir été écrite juste avant son élection à la présidence de la République. On ne sait pas, non plus, si cette lettre a été envoyée. Et si Nicolas Sarkozy l'a lu. Elle peut, du coup, aussi, être considérée comme la page déchirée d'un journal intime. Un secret révélé. C'est gênant, mais on imagine que les enquêteurs en tirent, eux, un enseignement précieux sur l'état d'esprit de Christine Lagarde, prête à tout pour son mentor. Le lecteur-voyeur-citoyen, lui, ne peut être que sidéré par ce courrier qui ressemble à la lettre d'un, d'une adepte à son gourrou. "Cher Nicolas, très brièvement et respectueusement, écrit celle qui a dirigé l'un des plus prestigieux cabinet d'avocats aux Etats-Unis. "je suis à tes côtés pour te servir, et servir tes projets pour la France". Juste après, pleine d'humilité: "j'ai fait de mon mieux. J'ai pu échouer périodiquement, je t'en demande pardon". Elle ajoute, lucide, "je n'ai pas d'ambitions politiques personnelles et je n'ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t'entourent (...)", mais c'est pour mieux signer, finalement, ce serment d'allégeance total: "utilise-moi pendant le temps qui te convient, et convient à ton action et ton casting (...)". "Si tu m'utilises, j'ai besoin de toi comme guide et comme soutien. Sans guide, je risque d'être inefficace. Sans soutien, je risque d'être peu crédible". "Avec mon immense admiration". Et elle signe: "Christine L."

Prêts. La CGT et Force Ouvrière sont prêts à en découdre sur la réforme des retraites. A 3 jours de la Conférence sociale, le ton monte. Thierry Lepaon, hier, a critiqué l'action du gouvernement "trop sensible, selon lui, aux arguments du patronat et aux injonctions de Bruxelles". "C'est la déception qui domine" affirme le leader de la CGT, qui annonce, une journée de mobilisation, en septembre, contre la réforme des retraites. Jean-Claude Mailly, pour Force Ouvrière, prévient lui: "si les pistes retenues ne vont pas dans le bon sens, nous n'hésiterons pas à mobiliser, et à appeler à des grèves".Presque prêts. Le G8, en Irlande Nord, avec aujourd'hui des décisions attendues contre l'évasion fiscale, notamment la mise en place d'un système efficace d'échange automatique d'informations. Contre le secret bancaire. L'ONG Oxfam a compté: "à ce G8, ce sont plus de 15 paradis fiscaux qui sont autour de la table: les territoires britanniques évidemment, mais aussi Monaco et Andorre, avec la France, ou encore l'état américain du Delaware. "C'est aux pays membres du G8 de commencer à mettre de l'ordre chez eux" conclut Oxfam.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.