Dans les Echos ce matin, cette vacherie, balancée par haut-responsable du PS, qui reste anonyme. Le journal raconte qu'il a rebaptisé les "frondeurs", ces élus socialistes qui réclament un rééquilibrage de la politique menée, la "Gauche Cetelem, celle qui voudrait étendre les crédits (de l'Etat) à l'infini". Le débat -on le comprend- est loin d'être clos, au sein du groupe PS sur la ligne à tenir. Et c'est, le texte présenté, aujourd'hui, en Conseil des ministres, le budget rectificatif de la Sécurité Sociale, qui semble cristalliser le plus de critiques. Un frondeur le résumait, ainsi, tout récemment: "il prend aux plus modestes, aux pauvres pour donner aux entreprises". Rappelons que tous ces gens-là sont du même parti! Politiquement donc, c'est mal engagé. Mais voilà que la technique vient rajouter de la complexité, là où déjà rien n'était simple. Tout tourne autour de la question du gel d'un certain nombre de prestations: retraite, logement, famille, invalidité. Leur non-revalorisation est un élement clé du plan d'économies de 50 milliards. Et c'est ce gel que les "frondeurs du PS" ont dans leur ligne de mire. Sa conséquence est parfois symbolique pour un ménage, "mesquine" disent certains quand, au final, il ne s'agit que de 4/5 euros sur une pension d'invalidité. Mais, politiquement, pensent-ils, c'est dévastateur, économiquement "contreproductif" quand on cherche à relancer la consommation. Et techniquement, donc, c'est très compliqué. Premier accroc: le Conseil d'Etat, il y a quelques jours, a retoqué les mesures que le gouvernement entendait faire passer, aujourd'huit: valider, dès maintenant et pour montrer sa détermination, tous les gels prévus. Le Conseil d'Etat a dit non: "on ne peut pas, dans un texte portant sur 2014, voter des mesures 2015". Exit donc le gel des prestations familiales et des pensions d'invalidité, accident du travail. Mais le gouvernement, face aux frondeurs ravis, promet d'y revenir à l'automne. Restait le gel des pensions de retraite, une mesure prévue pour octobre prochain. Il figure bien dans le texte, mais là encore la technique s'en mèle. Il sera impossible de distinguer d'ici l'automne, ceux qui doivent y échapper, c'est-à-dire ceux qui gagnent moins de 1.200 euros. La CNAV avait prévenu: les sytèmes informatiques des différentes caisses de retraites ne communiquent pas entre eux. Impossible de savoir ce que gagne un retraité, régime général et complémentaire. Les bénéficiaires devront attendre, selon le Figaro ce matin, plusieurs mois, finalement, pour en bénéficier.

Planté. Bouygues plante Mitsubishi. C'est le dernier rebondissement en date dans le feuilleton (un peu lassant) du rachat d'Alstom. Hier, le japonais Mitsubishi, associé à Siemens, a dévoilé son offre. Elle passe par le rachat de 10% du capital d'Alstom, aujourd'hui détenu par le groupe Bouygues. Parallélement, l'Etat (même si rien n'est officiel) ferait de même. Mais voilà, hier soir, Bouygues a fait savoir qu'il n'est pas vendeur: "le groupe souhaite rester un actionnaire de long terme d'Alstom" a fait savoir son porte-parole.Parti. Schneider Electric s'apprête à réorganiser sa production en France. Une dizaine d'usines sont concernées, 200 emplois menacés. Le groupe affirme être pénalisé par l'euro trop fort, et par la "dégradation" de l'économie européenne. Il va, donc, délocaliser sa production destinée à l'exportation.

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