Et si la CFDT signait la réforme des retraites?: c'est comme ça qu'il y a quelques jours, Marc Landré -journaliste au Figaro, spécialiste des questions sociales et fin connaisseur du fonctionnement des syndicats-, c'est ainsi qu'il titrait un article posté sur son blog "Les dessous du social". On le trouve (ce blog) sur le site internet du figaro.fr. "Et si la CFDT signait?"... évidemment, ce titre était une provocation: il suffit de lire les commentaires déposés par les internautes par la suite, pour constater, d'ailleurs, que ça a plutôt bien marché. Mais, après la publication dimanche soir, du "document d'orientation" du gouvernement, ses premières pistes pour la réforme des retraites à venir, il n'est pas si bête de reposer la question. Beaucoup l'ont noté: ce document envoie plusieurs signaux "positifs" aux syndicats. La taxation promise des hauts revenus et des revenus du capital, hors bouclier fiscal, en est l'exemple le plus éclatant. Mais la CFDT, singulièrement, est choyée: la plupart des thèmes qu'elle souhaite voir retenus par la réforme sont, bel et bien, incrits: la possibilté d'une réforme en profondeur du système, le maintien du dispositif favorable aux carrières longues, la pénibilité, la simplification du système pour ceux qu'on appelle les "polypensionnés": ceux dont la carrière mouvante, fluctuante fait qu'ils dépendent, au final, de plusieurs caisses de retraite... un véritable casse-tête! L'accent, mis par le gouvernement, sur le Fond de Solidarité Vieillesse n'est pas fait, non plus, pour déplaire à la CFDT, qui a fait de la supression (ou, en tout cas, de la diminution) de certaines injustices, le préalable à toute réforme. Alors, à ce stade à la CFDT, pas question de se montrer, un temps soit peu, intéressé par les premières pistes du gouvermement. "Elles sont encore bien trop floues" explique le négociateur du syndicat, Jean-Louis Malys. Qui rigole, également, bien fort quand lui parle d'une éventuelle signature de la CFDT! Parce qu'il reste un "point dur" qui n'est pas négociable pour lui: c'est le recul de l'âge légal de départ, au delà des 60 ans. "Ce serait trop pénalisant pour ceux qui ont commencé à travailler tôt", répète inlassablement François Chérèque. Et c'est pourtant bien, la piste privilégiée par le gouvernement: c'est évident à la lecture du "document d'orientation". La "signature" de la CFDT reste, donc, très peu probable. Du coup, pour le gouvernement, cette "danse du ventre" devant le syndicat qui a validé, en 2003, la réforme Fillon, c'est surtout une façon de semer le doute dans les rangs de l'Intersyndicale. Pour tenter de l'affaiblir. La Grèce encaisse, aujourd'hui, le chèque de l'Union européenne! Un chèque de 14,5 milliards d'euros, qui vient s'ajouter au versement du FMI. Ca fait 20 milliards, au total pour cette première tranche de l'aide accordée à Athènes. Le chèque de l'Europe arrive, cela dit, in extremis. Aujourd'hui "à midi", selon la presse grecque. A la toute dernière minute puisque c'est demain que la Grèce doit honorer une échéance cruciale: le remboursement d'un prêt obligataire de 9 milliards. Sans l'argent de l'Europe, et du FMI, c'était la faillite. Crédible? A Bruxelles, hier soir, les ministres de la zone euro réunis ont tenté de calmer les inquiètudes à propos de l'euro. "L'euro est crédible" disent-ils. La monnaie européene est légèrement remonté, hier soir. A presque 1,24 dollar. Austérité, je vous dis! Angela Merkel met les pieds dans le plat. Dans les journal espagnol "El Païs", ce matin, la Chancelière allemande affirme que des mesures d'austérité sont nécessaires. En Espagne, au Portugal. Mais aussi en Allemagne. et en France! "Nicolas Sarkozy, lui-même, me l'a dit" ajoute Angela Merkel.

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