Bruce de Galzain.

De 34 ils passent à 10... La Nouvelle France Industrielle - qui va rentrer dans sa seconde phase aujourd'hui avec un déplacement d'Emmanuel Macron à Nantes - va se concentrer sur 10 solutions et non plus 34 plans ! C'est Arnaud Montebourg qui avait lancé le chantier en septembre 2013 en grande pompe à l'Elysée sur un air des quatre saisons de Vivaldi. Un an plus tard Emmanuel Macron au pouvoir prévenait déjà qu'il allait s'approprier cette Nouvelle France Industrielle. Aujourd'hui Bercy veut accentuer les ambitions nous dit-on : "On va dépasser le simple outil technologique". Eriger en matrice de la nouvelle stratégie industrielle, le 34eme plan Usine du Futur se transforme en Industrie du Futur. Ce qui change ce n'est pas le financement, - on n'a pas plus d'argent aujourd'hui qu'hier - c'est l'ambition donc ! Bercy veut amener toutes les entreprises au numérique. 2000 PME seront accompagnées en 2 ans, les salariés formés et notre modèle exposé comme en Allemagne par exemple : Emmanuel Macron veut créer un évènement majeur en France autour du numérique et compte s'inspirer de la Foire de Hanovre qui attire chaque année 200.000 professionnels ! Alors changement d'échelle ? Si l'on en croit Guy Mamou-Mani, le président de Syntec, le 1er syndicat patronal du numérique, c'est le cas : "Pendant 2 ans" dit-il "les plans industriels ont été bricolés...". Celui qui n'était pas entendu hier et critiquait avec force le gouvernement est associé aujourd'hui à l'Industrie du futur. Et s'il y croit c'est parce qu'il a perçu chez François Hollande un réel intérêt pour le numérique : "Lors de son discours à Figeac il y a un mois, il a osé dire devant 1000 salariés plutôt hostiles" selon Guy Mamou-Mani "que l'on était très en retard en matière robotique mais qu'il y aurait plein de robots et plein de salariés". Dire les 2 en même temps ce n'était pas facile" assure le président de Syntec car la révolution numérique est schumpetérienne (de l'économiste Joseph Schumpeter qui a théorisé la destruction créatrice !". Pour créer de nouveaux métiers, il faut en fait en détruire certains. "Et oui il va falloir sacrifier certaines choses" explique Guy Mamou-Mani, "mais c'est un vrai gisement de croissance". Alors il y croit, lui qui se définit comme un anti-Montebourg et un pro-Macron...

L'épargne solidaire progresse mais moins vite que l'année dernière. Une croissance à 2 chiffres toujours, elle a augmenté de près de 14% l'an dernier, c'était 28 en 2013... Mais jusque-là elle était portée par l'épargne salariale surtout, désormais les français placent aussi leur argent directement auprès des entreprises solidaires et même des banques. L'encours de l'épargne solidaire atteint presque 7 milliards d'euros, à comparer tout de même avec l'épargne totale des français qui dépasse 4000 milliards d'euros !

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