On est obligé d'évoquer, à nouveau, ce fameux bouclier fiscal -qui agite tant la majorité. On doit y revenir parce le bilan, publié hier (et que nous avons commenté, ici) n'était pas complet. On le savait mais on pensait qu'on n'arriverait pas à en savoir plus, très vite. Or un document émanant de Bercy (et qu'on a pu se procurer, ici à France Inter) en dit beaucoup plus que les chiffres d'hier. Il confirme bien que le coût du bouclier fiscal a doublé en 1 an, à 458 millions d'euros, en 2008. Il confirme également, qu'en moyenne, les bénéficiaires du bouclier fiscal ont touché un chèque de 33 000 euros. En revanche, ce qui apparait de façon flagrante en lisant ce document, c'est la grande variété des situations. Le gouvernement a raison : les bénéficiaires les plus nombreux du bouclier ne paient par d'Impôt Sur la Fortune. Ils sont modestes mais -problème- ils ne se partagent que 1% des 458 millions du dispositif. Leur part du gâteau a même dimimué en 1 an. Les plus riches sont donc, bel et bien, les grands gagnants du bouclier. Tout en haut de l'échelle, chez ceux par exemple qui affichent un patrimoine de plus de 15 millions d'euros (ils sont 834 à avoir recours au bouclier, au total). Ce n'est pas beaucoup mais les chèques sont, en moyenne, pour eux, de 368 000 euros ! Le document montre également des cas plus "surprenants": des contribuables, au patrimoine en millions d'euros, mais qui déclarent des revenus proches du SMIC (leur nombre est passé de 27 à 36. Là encore, ce n'est pas beaucoup mais leurs chèques "cadeau" du Trésor public approchent les 300 000 euros. L'explication, là, la plus probable, c'est que ces contribuables se servent des niches fiscales pour se faire rembourser une partie de leurs impôts. En moyenne, pour les ménages les plus aisés, le bouclier fiscal permet de récupérer un gros tiers de leurs impôts. Les pays du G20 sont presque tous protectionnistes ! C'est la Banque mondiale qui l'affirme. Selon elle, 17 des 20 membres du G20 ont pris des mesures protectionnistes, depuis novembre dernier, c'est-à-dire exactement depuis le Sommet de Washington, qui a appelé à ne pas mettre en place ce genre de mesures. Seuls l'Afrique du Sud, l'Arabie Saoudite et le Japon respectent cet engagement. La Banque mondiale dénonce les plans en faveur de l'automobile ou encore l'exclusion des jouets chinois, en Inde et l'augmentation de certains Droits de douanes en Russie. Ces mesures, cela dit, seraient -toujours pour la Banque mondiale- d'une portée limitée. Un ultimatum. Deux jours avant les grandes manifestations de jeudi, le gouvernement, hier, a adressé un ultimatum au patronat. Il lui donne 15 jours pour formuler des propositions afin de supprimer les "bonus" des patrons qui licencient. La demande avait déjà été faite au Médef lors du "Sommet social" du mois dernier. Mais sans réponse de Laurence Parisot jusque là. La fin d'AIG ? Aux Etats-Unis, face au tollé -là encore, au sujet de "bonus" accordés aux dirigeants- le secrétaire américain au Trésor annonce le démentèlement d'AIG, le géant de l'assurance, sauvé de la faillite par l'Etat américain.

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