Selon le Parisien, ce matin, Geoffrroy Roux de Bézieux, le patron de Virgin Mobile, s'apprête à annoncer sa candidature à la présidence du Médef. A ce stade, seule Laurence Parisot est officiellement candidate à sa succession. Si l'information est confrimée, elle va évidemment donner du "piquant" à l'élection prévue au Médef, le 1er juillet prochain. D'autant, que si le Parisien dit vrai ce matin, il aurait obtenu le soutien de l'UIMM, la puissante fédération de la métallurgie que tout le monde connaît depuis l'affaire de sa "caisse noire"! Mais précisément: le Médef, l'UIMM... le monde patronal français ne se résume pas à ces 2 seules organisations! Une autre -beaucoup plus discrète -en tout cas jusqu'ici- existe. Elle n'en est pas moins influente. Et pas moins puissante. Il sagit de l'AFEP, l'Association Française des Entreprises Privées. Elle a été crée par Amboise Roux, en 1982... "en résistance" à l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand. Elle compte aujourd'hui, une centaine d'entreprises adhérentes. Les plus importantes du pays: quasiment tout le CAC 40, et d'autres grandes sociétés. Pour le dire plus clairement: c'est le lobby des grands groupes français! Depuis hier soir (c'était à l'occasion d'un grand dîner), l'AFEP s'est doté d'un nouveau patron. d'un nouveau président. Jean-Martin Fotz, l'ancien PDG de PSA s'en est allé. Et c'est Maurice Lévy qui lui succède! Maurice Lévy, le président de Publicis! Pour le coup, ce n'est pas une banale succession. Depuis sa création, l'AFEP a toujours été présidée par un industriel. Qui plus est, passé par les grands corps de l'Etat! Maurice Lévy, lui, se décrit ce matin, dans l'interview qu'il accorde aux Echos, comme un "communiquant saltimbanque", et ça pourrait changer beaucoup de choses. Notamment parce que Maurice Lévy n'a pas l'intention de rester un président aussi "discret" que ses prédécesseurs. "L'AFEP ne va pas s'installer sur la place publique, dit-il mais c'est une précaution d'usage parce qu'il ajoute "j'ai bien l'intention de m'exprimer". Son mandat semble très clair, en fait: il a été choisi pour travailler à redorer le blason des grands patrons, pas forcément défendus comme ils le souhaiteraient par le Medef. C'est tout sauf un hasard: ce sont les banquiers ont le plus soutenu sa candidature. L'Union européenne, au bord de la crise de nerf! Pour le dire de manière triviale, "ça tire dans tous les sens"!. Lundi, Christine Lagarde critiquait l'Allemagne "trop orientée vers l'exportation" et qui n'en fait pas assez pour soutenir sa consommation intérieure et, par ricochet, l'économie européenne (la ministre française a même conseillé à Berlin de baisser ses impôts!)... réponse "fâchée" d'Angela Merkel, hier: devant le Bundestag, la Chancelière a vanté le modèle économique allemand, redit son opposition à une aide immédiate à la Grèce et a préconisé, carrément, d'exclure de la zone euro, les pays trop laxistes. La Grèce, à son tour fâchée, a, du coup, répété qu'elle pourrait se tourner vers le FMI si ses partenaires européens refusent, finalement, de l'aider. Selon le Financial Times, la Finlande, l'Italie et le Pays-Bas seraient favorables à une telle solution, qui serait, pourtant, vécue comme une humiliation par le reste de l'Europe! Dans cette ambiance, la Commission européenne hier, a rappelé à l'ordre plusieurs pays, dont la France. Elle n'est pas totalement convaincue par leurs programmes de réduction de leurs déficits publics.

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