On raconte que les candidats au rachat... Français, Suisse, Américains ou Chinois... ont fait le siège pendant des semaines de l'Elysée, de Bercy et du ministère de l'Agriculture. L'affaire était, dit-on, surveillée, par les autorités françaises, comme le lait sur le feu. C'est le dossier de la vente de Yoplait. Les yaourts "à la petite fleur": une marque créée en 65, par une coopérative française devenue à coup de marketting et d'innovations (les pots de yaourt en carton, ou les premiers yaourt aux fruits) le n°2 mondial, derrière un autre Français, Danone. Les autorités françaises étaient très attentives parce que c'est, en partie, l'avenir des producteurs de notre pays qui est en jeu. 2 millions de litres de lait français sont vendus, chaque année à Yoplait: l'identité et les intentions de son repreneur était, donc, primordial, même si Sodiaal, la coopérative des origines, reste présente dans la société, et gardera un droit de veto sur les décisions stratégiques à venir. De très nombreux candidats ont tenté leur chance pour racheter les 51% du capital de Yoplait, mis en vente. Depuis quelques jours, on pensait que les Chinois de Bright Food (comme son nom ne l'indique pas) étaient en passe de l'emporter mais, finalement, c'est un groupe américain qui s'empare d'un des fleurons de l'industrie agroalimentaire française. Un secteur qu'on présente, volontiers comme "stratégique". On se souvient qu'en 2005, quand Pepsi avait tenté de s'emparer de Danone, les autorités françaises s'étaient mobilisées, au nom du patriotisme économique. Cette fois-ci, pour Yoplait, rien de tel! Il existait bien une solution franco-française (un rachat par Lactalis) mais elle a été rejetée, sur fond de "veilles querelles" mal digérées. Yoplait va, donc, devenir américain C'est le groupe General Mills qui fauche la petite fleur en déboursant 800 millions d'euros. Ce qui valorise Yoplait à 1 milliard 6. General Mills, commercialise, déjà sous franchise, les yaourt Yoplait aux Etats-Unis. General Mills, propriétaire, déjà, des conserves "Géant vert", des céréales "Cherrios", et des glaces "Häagen-Dazs". Le G7 vient en aide au Japon. Et c'est sur le plan monétaire que ça se passe. Les ministres de l'Economie, et les gouverneurs des banques centrales des 7 pays les plus industrialisés ont décidé, cette nuit au cours d'une réunion par téléconférence... ont décidé d'organiser une intervention "concertée" sur le marché des changes. Elle a commencé, immédiatement. Le but (et semble-t-il, à ce stade, "ça marche") c'est de stopper l'envolée du yen. Les marchés anticipent, en effet, depuis quelques jours, le rapatriement au Japon (pour financer la reconstruction), d'importantes masses d'argent investi partout dans le monde. L'anticipation de ses rapatriements provoquent, mécaniquement, une réévaluation du yen. Qui hypothèque, du coup, la reprise économique du pays. Le G7, pour la première fois depuis 2000, a donc décidé d'intervenir sur les marchés. La bourse de Tokyo apprécie le geste: elle a clôturé en hausse, tout à l'heure: +2,72%. A noter, l'action Tepco, l'exploitant de la Centrale de Fukushima, rebondit. +19% L'avenir de nos retraites complémentaires. Nouvelle séance de négociations d'aujourd'hui. Le Medef devrait annoncer qu'il renonce à demander la diminution des pensions de réversion des veufs et des veuves.

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