C'est une surprise, et un départ qui laisse vacant, l'un des postes les plus convoités de la République, celui de président de la RATP (la "Régie Autonome des Transports Parisiens", comme on ne dit plus). Hier, on appris que Pierre Mongin, dans le fauteuil depuis 9 ans, a décidé de partir. Une vraie surprise, parce qu'en juillet dernier, il avait obtenu un nouveau mandat de 5 ans, mais, brusque changement, il a décidé de rejoindre GDF Suez. L'information devait, apparement, restée secrète quelque temps encore, mais "Les Echos", hier, l'a révélé, et a provoqué une accélération du calendrier. Bon, Pierre Mongin est inconnu, ou presque, du grand public (Libération, ce matin, se trompe, même, de photo), mais il est coutume de dire qu'il a plutôt réussi à la tête de la RATP. Les usagers auraient, sans doute, beaucoup à dire mais les résultats financiers sont bons, l'internationalisation des activités -c'est peu connu- a été mené grand train: la RATP est présente au Royaume-Uni, en Arabie Saoudite, au Maghreb. Pierre Mongin se vante, aussi, d'avoir apaisé le climat social dans l'entreprise. A son arrivée, en 2006, ce n'était pas gagné: il arrivait, tout droit, de Matignon, où il était le directeur de cabinet de Dominique de Villepin, et on parlait, alors, d'une "exfiltration". Il était présenté comme "autoritaire, cassant... idéologue". Au cabinet Villepin, il était de ceux qui ont soutenu, coûte que coûte, et jusqu'à l'échec, le CPE qui a mis des centaines de milliers de jeunes dans la rue. "Nous n'aurions pas dû céder" disait-il encore parfois. Un vrai "pousse-au-crime" aurait tranché Nicolas Sarkozy. Le temps a passé. Pierre Mongin, aujourd'hui, accepte de quitter la présidence de la RATP -on suppose de son plein gré- pour un poste de Directeur général adjoint, au milleu de 8 autres à GDF Suez. Il sera aussi -c'est vrai- Secrétaire général. A 61 ans, l'appel, sans doute, du CAC 40.

Liquide. Le gouvernement va restreindre l'usage de l'argent liquide. C'est Michel Sapin, le ministre des Finances qui l'annonce, ce matin. Plusieurs mesures. Un exemple: il sera bientôt interdit de payer, en espèces tout achat supérieur à mille euros. Le plafond était fixé à 3 mille, jusqu'ici. La mesure, cela dit, vous dit, peut-être quelque chose: Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, l'avait annoncé, il y a 2 ans... au nom de la lutte contre la fraude. Elle n'a jamais été mise en place. La revoilà, cette fois-ci, au "nom de la lutte contre le financement du terrorisme".

L'équipe

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.