C'est l'ancien ministre Gérard Longuet, le sénateur de la Meuse, qui a conclu la séance avec cette boutade, qui se voulait tout autant un avertissement: "que celui qui n'est pas d'accord, le dise maintenant. Ou qu'il se taise à jamais!". La scène s'est produite, hier matin. C'était au bureau politique de l'UMP. Ce bureau venait, à "l'unanimité" -un "exploit" en pleine campagne interne pour la présidence du parti)-, l'UMP venait d'adopter un rapport sur la compétitivité de l'économie française. Satisfait de ses concluions, Gérard Longuet prévenait, donc, ses collègues: "vous l'avez voté, ce texte: ne l'oubliez plus!". En fait, les responsables UMP, visiblement "dopés" par leur retour forcé dans l'opposition, sont allés très loin sur ce thème de la compétititvité. Et semblent presque en être supris eux-mêmes. Au départ, ce travail avait été lancé pour contrer l'autre rapport tant attendu sur la compétitivité: celui commandé par le gouvernement, à Louis Gallois. "La gauche semble avoir changé d'avis aujourd'hui, mais il y a quelques semaines encore, elle annonçait un "choc", notre objectif, explique Hervé Novelli, l'un des auteurs du Rapport UMP, c'était de ne pas se faire piquer notre idée: le basculement des charges patronales vers une autre taxe, c'est notre proposition, c'était la TVA sociale", poursuit Hervé Novelli. Au final, le texte UMP débouche sur 11 propositions. Certaines reprennent, et renforcent, celles du candidat Sarkozy pendant la Présidentielle, comme la réduction des "normes" et réglements. L'UMP, aujourd'hui, propose également, une profonde simplification du Code du Travail, notamment avec une généralisation des Accords compétititvité-emploi. Mais c'est bien sur le temps de travail que l'UMP va désormais très loin. L'ancien parti majoritaire, comme une sorte de remord, propose, aujourd'hui, d'en finir avec la durée légale du travail. Elle doit se négocier au sein des entreprises, avec pour seule limite, celle fixée par l'Europe: bien loin, donc, des 35 heures. Pour la fonction publique, l'UMP propose de revenir aux 39 heures, sans augmentation de salaire. Hervé Novelli est ravi: "Nicolas sarkozy, pendant la campagne, avait rejeté l'idée. Maintenant, même François Fillon la reprend à son compte. Il y a quelques années, j'étais considéré comme un "ultra". Aujourd'hui, conclut le "libéral" Novelli, ma proposition fait l'unanimité à l'UMP!".

Pression. Le mouvement de défense de la bière commence à payer. Ce mouvement est porté par les "Brasseurs de France" et des élus de régions brassicoles. Il vise à empêcher l'augmentation des droits d'assises sur la bière qu'envisage le gouvernement. La majorité, poussée par le gouvernement, vient de faire une concession: elle propose d'éxonérer les petites brasseries indépendantes. Réponse des brasseurs: "c'est insuffisant: ça ne concerne que 2% du marché". La mesure, qui plus est, ne serait pas conforme au Droit européen. Le bras de fer continue, donc.Télévision. Le "cri d'alarme" du patron de M6. Pour Nicolas de Tavernost,: après la relance de D8, et avant l'arrivée, dans 2 mois, de nouvelles chaînes gratuites sur la TNT, "le marché de la télévision va connaître un problème de même ampleur que celui de la téléphonie, bousculé par Free. "Il va y avoir des licenciements et des plans sociaux" prédit-il.

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