La dernière fois qu'on l'avait vu (ce n'est pas vieux), c'était sur des photos volées, à la une de journaux "people". Ce week-end, c'est l'autre Dominique Strauss-Kahn, l'économiste, l'ancien patron du Fonds Monétaire International, qui a réapparu, cette fois-ci, officiellement. Le "docteur Strauss-Kahn", de retour. Au chevet de la zone euro. Pas de féministes en embuscade, comme de lors de sa dernière prestation publique (à Cambridge, cet hiver): on n'était pas dans une université, mais dans un colloque huppé, sorte de "Davos ligth", organisé chaque année depuis 2004, à Yalta, en Ukraine. C'est le milliardaire ukrainien, Victor Pintchouk qui finance. Et c'est l'agence Euro-RSCG qui organise. Le "YES", le "Yalta European Strategy" (c'est le nom de ce forum), c'est, pour Dominique Strauss-Kahn, chaque année, un moment particulier. On dit que c'est là, en 2007, qu'il a décidé de se lancer dans la course à la direction du FMI. En 2010, c'est la présidentielle française qui était devenue l'objectif. Et dans le documentaire de Canal+, "Un an avec DSK", c'est dans dans une soirée de ce Forum de Yalta, qu'on voit Dominique Strauss-Kahn demander à Bill Clinton: "should I go, should I run?": "est-que je dois y aller?". On connaît la suite. Ce week-end, 2 ans plus tard, donc Dominique Strauss-Kahn était de retour, sur les rives de la mer Noire. Et il a soigné son intervention, comme pour se rappeler aux bons souvenirs de tous. Si son constat n'est pas original ("l'économie va mal", "les perspectives ne sont pas réjouissantes"), la solution qu'il préconise surprend. Dominique Strauss-Kahn, pour sauver l'euro propose que les pays européens, qui bénéficient, en ce moment, de taux d'intérêt très bas (en raison de la crise: ce qu'on appelle le "vol vers la qualité") rétrocèdent une partie de ce "gain" aux pays en difficulté. Pour DSK, "puisque l'Allemagne ne veut pas assumer le stock de dette" (de l'Italie, de l'Espagne), "jouons sur le flux. Les taux d'intérêt". Il propose, ainsi, que régulièrement, les ministres de fiannces de la zone euro se réunissent, pour établir une clé de répartition des taux d'intérêt. L'Allemagne, la France paieraient un peu plus cher, pour s'endetter, les pays du sud paieraient, eux, moins qu'aujourd'hui. Et l'euro serait sauvé. Pour le moment, en Europe, la BCE, avec d'autres moyens, a réussi à obtenir l'accalmie. Mais, si elle venait à disparaître, l'idée de DSK -qui sait?- sera peut-être, alors reprise.

Hausse. Malgré la crise, les dividendes du CAC 40 vont augmenter. Les analystes, cités par les Echos ce matin, s'attendent à un total de 38 milliards d'euros, cette année. Une hausse de 5%, qui surprend alors que les bénéfices, eux sont attendus en baisse. "Il faut fidéliser les actionnaires" avancent les spécialistes pour justifier ce décalage. Si la taxe sur les dividendes, instaurée cet été, devait calmer les ardeurs des grandes entreprises, c'est raté. Elle rapportera, en revanche, plus d'un milliard d'euros, aux caisses de l'Etat.Forte hausse. Les pré-commandes pour l'iphone 5 (meilleures que prévu) propulse Apple au sommet, à la bourse. Le titre Apple a dépassé les 700 dollars, hier.

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