Si on en croit le dernier classement du magazine Forbes, c'est l'héritier de la plus grosse fortune d'Italie, qui est mort, hier. Pietro Ferrero était en voyage d'affaires en Afrique du Sud. Passionné de vélo, il s'est tué pendant sa séance d'entraînement: une chute, sans doute provoquée par une crise cardiaque. Pietro Ferrero avait 48 ans. Il dirigait, avec son frère, l'empire familial, depuis que leur père avait décidé de passer la main. Cet empire, c'est le groupe Ferrero, le "géant" de la confiserie en Italie. Une entreprise familiale, très secrète: elle n'est pas côtée en bourse, et n'est donc pas tenue, par exemple, de publier le détail de ses comptes. Ferrero fait, pourtant partie, de notre quotidien, au grand désespoir, d'ailleurs, de certains parents: dans son catalogue, on trouve, les Ferrero Rocher et "leurs fameuses soirées chez l'ambassadeur", les Kinder qu'ils soient "surprise" ou "bueno", les bonbons Tic-tac. Et surtout le Nutella. L'histoire de cette famille italienne commence avec le célébrissime pot, même si le nom "Nutella" n'apparaîtra que bien plus tard. La légende raconte comment le grand père Ferrero, qui s'appelait aussi Pietro, a inventé cette pâte à tartiner. C'était dans les années 40, dans un village du Piemont. Il était pâtissier. C'est pour remplacer le chocolat, devenu trop cher, qu'il a eu l'idée de mettre des noisettes dans sa pâte. Bingo: le succès est fulgurant. Aujoud'hui, Ferrero, c'est un chiffre d'affaires proche des 7 milliards d'euros. Plus de 20 mille salariés et 18 usines dans le monde. La française, en Seine-Maritime (on en a parlé récemment: les salariés étaient en grève et réclamaient des augmentations de salaires) débite, chaque jour, 800 mille pots de Nutella, et plus d'un million de barres chocolatées Kinder Bueno. On se demande ce qu'on en fait... C'est cette entreprise qui vient, donc, de perdre son patron. Qui, lui, savait qu'il faut faire beaucoup de sport pour éliminer cette malbouffe. Sans doute, son frère reprendra-t-il les rênes de l'entreprise. La famille va rester au pouvoir. Un ministre italien parle, cela dit, d'une "grande perte" pour son pays, citant -c'est comme ça- la contribution de l'héritier Ferrero... au "made in Italy"! L'Etat arbitre en faveur d'EDF. C'est le cadre de la Loi NOME, qui oblige EDF à vendre une partie de sa production "nucléaire" à ses concurrents, pour "doper " le marché. Mais à quel prix? 35, 40 ou 42 euros le mégawatteur: on attendait la décision. Elle tombe, ce matin: ce sera 40 euros, au 1er juillet. Puis 42 à partir du 1er janvier 2012. 42 euros, c'est le prix que réclamait Henri Proglio, le patron d'EDF, qui peut être satisfait. Le consommateur, lui, peut commencer à s'inquièter puisque, mécaniquement, avec cette décision, les tarifs de l'électricité pourraient' augmenter de 30% d'ici à 2015. L'alerte sur la dette américaine. En menaçant hier de dégrader la note des Etats-Unis, Standard and Poor's a provoqué la panique sur les marchés, déjà très préoccupés par la crise dans la zone euro. L'agence de notation se montre "sceptique" sur les capacités de l'administration Obama à réduire le déficit budgétaire américain.

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