Comment annoncer une mauvaise nouvelle? C'est une question, forcément, que chacun d'entre nous, dans sa vie, personnelle ou professionnelle, s'est posée, un jour ou l'autre. Dans la cas d'une entreprise, qui plus est côtée en bourse, c'est un exercice toujours très délicat. C'est réglementé, d'abord: il faut faire attention aux délits d'initiés. Il faut ensuite préparer sa communication, "habiller" cette mauvaise nouvelle en trouvant des arguments, plus ou moins convaincants, pour minimiser l'impact de l'annonce. Dire par exemple, "c'est un résultat atypique", quand vos chiffres sont mauvais. Pour toutes les entreprises donc, annoncer une mauvaise nouvelle, c'est un exercice compliqué mais c'est bien pire encore quand cette mauvaise nouvelle concerne la santé du patron. Et quand ce patron se trouve être Steve Jobs, le charismatique PDG d'Apple. L'annonce de son nouveau départ "pour raison de santé" date de lundi: ça n'a échappé à personne. Elle a eu l'effet d'une "petite bombe" parce que, comme, sans doute, aucune autre entreprise au monde, le sort d'Apple reste, indéfectiblement, lié à son fondateur. De plus, c'est la 3ème fois en 10 ans, que Steve Jobs est contraint, ainsi, de s'absenter, et l'inquiètude en est d'autant plus forte. Mais voilà, peut-être précisément parce que c'est la 3ème fois, Apple a géré d'une main de maître sa communication, et la révélation de cette très mauvaise nouvelle. D'abord, elle a choisi, un jour férié aux Etats-Unis pour annoncer ce départ. Lundi, c'était le Martin Luther King Day, la bourse était fermée. Apple a, ainsi, limité l'effet de surprise et de précipitation. Pas à Frankfort, cela dit, où Apple est également côtée: le titre y a perdu plus de 6%. Hier, à l'ouverture à New York, le titre Apple a reculé évidemment, mais rapidemment les opérateurs sont passés à autre chose: l'annonce à venir des résultats trimestriels d'Apple. C'est là, toute la malice des communiquants: la date choisie n'avait décidément rien à voir avec le hasard: une bonne nouvelle allait chasser la mauvaise. Le titre, du coup, et grâce aux rumeurs qui ont circulé, a limité la casse, hier: -2,25% à la clôture. Et les résultats publiés, un peu plus tard dans soirée, se sont avérés être, carrément, les meilleurs de toute l'histoire de la firme. Du grand art. Les Français ont acheté un nombre "record" de téléviseurs, l'année dernière! 8,5 millions, au total. C'est du jamais vu. Et pour 2011, on devrait approcher les 9 millions de télés vendues. C'est le passage au "tout numérique" qui booste les ventes. Les Français préfèrent changer de télé plutôt que de s'acheter un adapteur TNT. Ils en profitent également, grâce aux prix qui continuent de baisser, pour passer à l'écran plat. 7 foyers sur 10 en sont, désormais, équipés. Débat ouvert. La majorité divisée sur la question de taxer les plus-values immobilières sur la résidence principale. Elles sont aujourd'hui exonérées de tout impôt ou taxe. L'idée, avancée par le député UMP Jérôme Chartier, dans le cadre de la réforme fiscale, est critiquée par ses collègues. Le ministre François Baroin se montre, lui aussi, réticent: une telle taxe pourrrait, dit-il, avoir un impact négatif sur le marché immobilier et sur la mobilité des Français!

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.