C'est le genre de dossier (vous savez.) où il n'y a que des coups à prendre. Quelle que soit la décision retenue... elle vous est reprochée. Et pas de chance pour le gouvernement, c'est l'une des toutes premières qu'il va devoir prendre. Elle concerne les tarifs de l'énergie, gaz et électricité. C'est un rituel douloureux pour chaque gouvernement: il doit valider, à rythme régulier, les demandes des fournisseurs et la prochaine échéance, c'est le 1er juillet. Pour le gouvernement Ayrault, cette décision, très sensible, évidemment (elle touche au pouvoir d'achat de millions de Français) va venir s'entrechoquer avec une autre décision attendue pour la semaine prochaine: celle concernant le "coup de pouce" au SMIC. Attention: il va falloir éviter de donner l'impression de reprendre d'une main ce qu'on accorde de l'autre. C'est, sans doute, les tarifs du gaz qui vont causer le plus de soucis au gouvernement puisque l'application stricte de la formule tarifaire annonce une augmentation autour de 5%. GDF Suez, il y a quelques jours encore, n'avait pas déposé de demande officielle. Sans doute, en raison des Législatives. Mais maintenant, la voie est libre. Gérard Mestrallet, le patron de GDF Suez, il y a quelques jours, refusait de répondre aux questions des journalistes, sur cette question des tarifs. Un refus poli, comme il sait le faire, dans un grand sourire: "on va voir... je ne sais pas..." avant de rappeler, tout de même, le "bras de fer" qui l'a opposé au gouvernement précédent. Et cette décision de justice (un référé) qui a cassé le "gel des tarifs" que voulait imposer François Filllon (la décision, sur le fond cette fois-ci, est attendue pour très bientôt). Pour GDF Suez, c'est clair: le gouvernement ne pourra pas, cette fois-ci, refuser sa demande d'augmentation. Mais le groupe, pour faire passer la pillule, offre une sorte de compromis politique au gouvernement: il renouvelle sa proposition d'étendre les tarifs sociaux pour "protéger" les ménages les plus modestes.

Vers un retour de Champion et de Shopi? Ces enseignes ont, récemment, disparu des centres-villes. Remplacées par des Carrefour Market ou Carrefour City. Hier, le nouveau patron du géant de la distribution a annoncé, en Assemblée générale, un revirement total de la stratégie "d'enseigne unique" de son prédécesseur. "Les consommateurs n'ont pas envie de voir des grands groupes partout" a dit Georges Plassat. Qui n'a pas précisé, cela dit, quel nouveau nom serait retenu. Ni quand les supérettes Carrefour seront rebaptisées.L'Europe ciblée . Après Carrefour, le G20. A Los Cabos, au Mexique, l'Europe est, comme prévu, au coeur des discussions. "Nous n'avons pas de leçons à recevoir sur la façon de conduire nos économies" a, tout de même, dit José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne.Taxes². Les projets fiscaux du gouvernement. Selon les Echos, dès cet été, une taxe nouvelle (de 3%) sur les dividendes va voir le jour. La taxe sur les transactions financières va être, elle, alourdie.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.