C'est le titre le plus neutre trouvé pour évoquer ce sujet jugé extrêmement "sensible" à la SNCF : les toilettes des TGV. C'est très sérieux. Ce matin, la Directrice générale - chargée des Trains à Grande Vitesse - Mireille Faugère, convoque les jounalistes pour une conférence de presse consacrée (dit le carton d'invitation) aux "nouveaux designs" des toilettes TGV. C'est un sujet pris très au sérieux, à la SNCF, même si c'est aussi parfois pour Guillaume Pepy - le patron - l'occasion de faire bien rire ses interlocuteurs : il raconte, comme personne, les mésaventures que chacun d'entre-nous a connues, un jour ou l'autre, dans un TGV (je vous passe les détails). Ca peut être très drôle à raconter "a posteriori" (si j'ose dire), mais c'est aussi l'un des motifs de mécontentement qui revient le plus souvent dans les enquêtes réalisées auprès des usagers des trains. Une enquête de terrain montre, encore, que beaucoup de voyageurs ont développé (je cite) "des stratégies de précaution et de retenue pour éviter d'avoir recours aux toilettes des TGV". D'où les annonces, prévues ce matin, résultat d'un travail lancé il y a plusieurs années, au sein de la SNCF pour - ni plus ni moins - "inventer les toilettes du 21ème siècle". C'est ce qu'on trouve, sur le site internet de l'entreprise, qui consacre quelques pages à ce thème, avec cette question fondamentale : comment concilier la recherche d'intimité individuelle avec les contraintes d'une utilisation collective ? Sociologues, anthropologues doivent investir ce nouveau territoire d'investigation, peut-on encore lire, avec cette définition : les toilettes sont des "non-lieux sous contrôle". Pour la SNCF, l'enjeu est aussi et évidemment économique. Alors que la concurrence arrive, il faut inévitablement soigner son image. Donc, améliorer la qualité de ses services, à bord des trains. Rien n'est laissé au hasard. Il faut aussi augmenter la cadence des trains, il va falloir vidanger moins souvent ces nouvelles toilettes (opération qui immobilise trop longtemps les rames). Le tout avec un souci écologique affiché : moins d'eau et moins de produits chimiques. "Cahotante et fragile". C'est ainsi que le Secrétaire d'Etat américain au Trésor qualifie la reprise économique qu'il sent poindre aux Etats-Unis. On ne saurait être plus prudent ! Tim Geithner estime que la situation s'est "stabilisée", "le rythme de la baisse de la plupart des indicateurs a ralenti assez fortement" explique-t-il. Rembourser, au plus vite, l'Etat. C'est l'objectif de la plupart des grandes banques américaines, sauvées à coups de milliards de dollars d'aide publique récemment. Selon le "Financial Time", les noms des premiers établissements, prêts à rembourser, seront publiés, prochainement. Pour ces banques, l'objectif est de retrouver leur liberté d'action. L'administration américaine veut s'assurer qu'elles sont réellement remises sur pied avant d'accepter. American Express dégraisse. "Amex" annonce 4 000 suppressions d'emplois. 6% de ses effectifs mondiaux. Accord, à Grenoble, pour "sauver" 133 emplois chez Caterpillar. 3 syndicats ont finalement accepté la proposition de la direction : un plan social réduit de 733 à 600 suppressions de postes, contre un aménagement du temps de travail. L'Accord doit être soumis au vote des salariés.

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