C'est aujourd'hui (ou alors lundi) que la justice doit se prononcer sur l'incroyable et pathétique imbroglio qui se poursuit, au sein de la fédération patronale de l'hôtellerie et de la restauration, l'Umih. Depuis maintenant 10 jours, sa présidente déchue, Christine Pujol, campe dans son bureau, avec son assistante, pour dénoncer les conditions dans lesquelles elle a été débarquée de la présidence du syndicat patronal. Sur le fond (la question de savoir si l'Assemblée générale qui l'a destituée était légale), ses soutiens préparent un nouveau dépôt de plainte. Impossible, donc, à ce stade de donner raison à l'une ou aux autres, même si tout ça ressemble, quand même, à un bon vieux "putsch" à l'ancienne. Sur la forme (l'occupation forcée de son ancien bureau), là, c'est la nouvelle direction du syndicat qui attaque Christine Pujol, et qui demande à la justice de prononcer son expulsion immédiate. Depuis le début de cette histoire, en tout cas, aucun détail des conditions de cette "auto-séquestration" ne nous est épargné. On l'a vite compris: une bataille médiatique et une bataille psychologique se sont engagées entre les 2 camps. Christine Pujol s'est mise en scène. Par exemple, en se laissant filmée en train de remonter, depuis sa fenêtre et à l'aide d'une corde (CORRECTION: en fait, d'un câble télé!), un panier de ravitaillement. Et du papier hygiénique. Il y a 2 jours, elle affirmait même que des serrures avaient été posées sur la porte des toilettes et qu'elle ne pouvait plus y accéder. Hier, les choses se sont débloquées, et le camp adverse explique, désormais, qu'elle peut profiter de toutes les commodités. Le syndicat fait même savoir qu'il trouve les 2 femmes affaiblies, et qu'une "veille", par des infirmières, va être mise en place! Guerre psychologique, toujours.... Voilà pour le "folklore". Pour ce qui est des raisons qui ont conduit à ce blocage, Christine Pujol affirme que sa destitution, elle la doit à sa volonté, affichée dès son arrivée à la tête de l'Umih, de faire le ménage, de rénover les pratiques d'un syndicat patronal aux vieilles habitudes. Elle affirme, également, avoir mis le nez dans des dossiers qu'elle n'aurait jamais dû ouvrir. Celui notamment, dit-elle, du fontionnement de l'organisme de formation, lié à l'Umih. "Tout est clair", affirme, en réponse le camp d'en face, soutenu par l'ancien patron charismatique de l'organisation, André Daguin. "Madame Pujol paie simplement sa gestion médiatique désastreuse du passage à la TVA à 5,5%. L'image écornée des restaurateur. Avec cette affaire, on ne progresse pas vraiment. Le FMI au secours de la Grèce: l'idée fait son chemin en Europe! Et c'est maintenant l'Allemagne qui commence à trouver qu'un recours au Fonds Monétaire International serait, finalement, une bonne solution, pour Athènes, en cas de difficulté. Jusqu'ici le gouvernement allemand semblait plutôt opposé à cette hypothèse. Ce revirement est, en partie, dicté par son opinion publique, très opposée à l'idée d'une aide directe à la Grèce. Ce revirement embarasse, en revanche, Paris et la Banque Centrale Européenne, qui estiment que c'est à l'Europe de régler ses problèmes. Vers (peut-être...) une nouvelle crise du lait, en France. Hier soir, les discussions entre producteurs de lait et industriels ont échoué. Elles devaient permettre de fixer les prix payés aux producteurs pour le deuxième trimestre de cette année. Les producteurs de lait parlent, déjà, de reprendre les blocages des entreprises. Du lait au vin... Les ventes de vin ont progressé de 1,2%, l'année dernière, dans les grandes surfaces. Qui assurent 70% du marché français. Le rosé cartonne: +10%!

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