revers pour arnaud montebourg dans le dossier sfr
revers pour arnaud montebourg dans le dossier sfr © reuters

L'édito est titré "Le meilleur d'entre tous". Il commence, se poursuit et s'achève sans ambiguïté : "trente ans que la France n'avait pas eu un vrai ministre de l'Industrie ! Trente ans qu'elle attendait un vrai défenseur de l'entreprise. Et il aura fallu un gouvernement de gauche pour voir, enfin, ce jour arriver. Arnaud Montebourg (je cite toujours) est sans aucun doute le meilleur défenseur des usines que la France ait connu sur les dernières mandatures".

C'est le directeur de la rédaction de"L'Usine nouvelle"qui signe ce texte dans son dernier numéro. "L'Usine nouvelle", hebdomadaire consacré à l'industrie. Thibaut de Jaegher écrit encore : "à l'heure où l'on parle de remaniement: il faut garder le soldat Montebourg à son poste". Au téléphone, le journaliste assume: "ce n'est pas un appel, mais un constat. J'ai critiqué ses premiers mois à Bercy, "poussifs, compliqués". "J'ai écrit ma crainte de le voir se limiter à n'être que le "ministre des usines malades" mais, aujourd'hui, je constate qu'il a fait du chemin depuis ses débuts et qu'il a changé de logiciel. "Il a été marabouté par les patrons" diraient d'autres.

Pour celui de la rédaction de l'Usine nouvelle, les raisons de son embalement sont objectives. Il y a ses 34 plans industriels, et sa défense des gaz de schiste, que partage le journal. Mais plus que tout, "Montebourg a poids politique, un poids médiatique que ses prédécesseurs n'avaient pas. Résultat: jamais on a autant parlé de l'industrie". Thibaut de Jaegher affirme, surtout, que les patrons du secteur pensent comme lui. Petits et grands. Bien sûr, ils dénoncent les dérives verbales du ministre, ou ses prises de positions parfois au-delà de la limite, mais ils estiment aujourd'hui qu'il est bien leur meilleur ambassadeur.

Dans son édito, Thibaut de Jaegher cite l'un des revirements les plus spectaculaires du secteur: celui de Christopher Viehbacher, le patron de Sanofi. En octobre 2012, sortant d'une rencontre avec Arnaud Montebourg, à Bercy, fou furieux, il avait juré que jamais plus il ne viendrai discuter avec ce ministre, qui venait de si mal lui parler. Il y a quelques semaines, changement de ton radical: "Arnaud Montebourg est un champion de l'industrie" déclarait, publiquement, le patron de Sanofi. Evidemment, au ministère du redressement productif, on savoure. Et on souligne que d'autres articles de presse, récents, dressent un constat similaire. "Rien d'orchestré" s'offusque-t-on. Un patron, qui connaît Arnaud Montebourg depuis très longtemps ("avocat, il avait déjà un égo démeusuré", dit-il) confirme, en tout cas, la bonne cote du ministre. Mais aujoute, prudent à l'heure d'un possible remaniement: "aujourd'hui, notre allié principal reste quand même le Président de la République. On attend toujours les actes, mais le virage pro-entreprise, pro-industrie de François Hollande est encore ce qui nous ravit le plus".

Rente. Le gouvernement veut s'attaquer à certaines professions réglementées. Notaires, huissiers ou encore greffiers des tribunaux de commerce, croit savoir le Parisien, ce matin. Le gouvernement travaillerait, non pas à une remise en cause de leur statut, mais à une réforme de leur système de tarification. Par exemple, aujourd'hui, les notaires touchent un pourcentage sur la vente d'un bien immobilier. A l'avenir, une grille forfaitaire, fixée par l'Etat, pourrait leur être imposée, considérant que le service rendu reste le même, quelque soit le montant de la transaction.Offres. L'APEC, l'Association pour l'Emploi des Cadres, constate une nette reprise des offres d'emplois: +7%, le mois dernier. Ce sont les offres dans le commercial et le marketting qui sont les plus nombreuses.

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