L'INSEE publie une étude, ce matin, plutôt intéressante : c'est l'analyse de ce que coûte et de ce que rapporte une heure de travail salarié en France. Plus intéressant, c'est l'évolution de ces données sur 30 ans : entre 1975 et 2004. Sa conclusion : aujourd'hui, une heure de travail, en France, coûte 2 fois plus cher qu'en 75. Mais, mais elle est 2 fois plus productive ! Si on affine même, avec des calculs à la décimale près, on arrive à ce résultat, selon l'INSEE : le coût salarial a légèrement diminué en France, depuis 30 ans. Voilà qui va à l'encontre des idées reçues ! L'augmentation du coût horaire de travail, depuis 75, a connu plusieurs périodes. On va évidemment simplifier un peu, mais grosso modo : jusqu'en 84, c'est l'augmentation des salaires, le passage à 39h de travail par semaine et l'instauration de la 5ème semaine de congés payés qui expliquent l'augmentation des coûts pour l'entreprise. Les cotisations sociales augmentent également. Il y a ensuite une phase plus calme, puis, à partir de 92, le coût d'une heure de travail augmente à nouveau : les 35 heures évidemment expliquent cette remontée. Sauf que l'INSEE explique qu'elles ont été largement compensées : par une diminution des charges sociales et par une modération salariale que chacun a bien ressentie, surtout à partir de l'année 2000, affirme l'Institut national de la Statistique. On a donc travaillé moins - ce qui a, mécaniquement, fait monter le prix d'une heure de travail. Mais on a travaillé mieux, avec une forte augmentation de notre productivité horaire, qui a, donc, au final, effacé le premier effet. Et même mieux puisque le coût salarial horaire a diminué. Bref : on a travaillé moins mais on a été plus productif. En revanche, on n'a pas forcément gagné plus : et c'est bien là tout le problème ! Nouvel appel à l'aide des constructeurs automobiles américains. Les patrons de Ford, Chrysler et General Motors étaient auditionnés, hier, au Congrès, à Washington. Ils ont, à nouveau, réclamé une aide d'urgence en milliards de dollars. "Sinon, c'est la faillite", ont-ils expliqué et un désastre social. La présidente démocrate de la Chambre des représentants les a prévenus : toute aide publique s'accompagnera de conditions strictes, comme le gel des salaires et des indemnisations pour les dirigeants des 3 entreprises. Carlos Goshn, le patron de Renault, plaide, ce matin, pour une aide similaire aux constructeurs automobiles européens. La Commission européenne doit formuler ses propositions, la semaine prochaine. Travailler jusqu'à 70 ans, ce sera bientôt possible. Les sénateurs ont suivi, hier soir, les députés en adoptant un amendement qui reporte de 5 ans, l'âge à partir duquel un salarié peut être mis à la retraite contre son gré. La bourse. Tokyo clôture en baisse, ce matin : -0,66%. A Paris, hier, ce sont les valeurs bancaires qui ont été particulièrement malmenées : BNP Paribas, Société générale et Crédit Agricole ont reculé de 5% chacune.

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