On parle beaucoup de football en ce moment mais en France, il existe un autre sport national (bien moins populaire j'en conviens, mais quand même) c'est le contournement des critères dits de Maastricht. Ces critères européens qui imposent, notamment, que le déficit public des pays membres de l'Union européenne, ne dépasse pas les 3% du PIB, et que la dette ne franchisse pas, elle, le seuil des 60% du même PIB. Ce n'était déjà pas très fameux avant la crise mais avec la crise ces critères sont totalement enfoncés. Il n'empêche que Bruxelles veille. Et réclame, à tous, d'entamer au plus vite, les efforts pour revenir dans les clous. C'est pour ça que la Commission européenne ne se montre pas vraiment enthousiaste à l'idée que la France lance un Grand emprunt. Et elle a prévenu: les sommes empruntées entreront bien dans le calcul des critères de Maastricht. Autrement dit, les efforts de redressement budgétaire de la France seront plus difficiles encore, plus douloureux. A Paris, au ministère du budget, on cherche la parade. Et on ressort, du coup, les bonnes vieilles ficelles, pour contourner l'écueil: dépenser les sommes prévues mais faire en sorte qu'elles n'entrent pas dans le calcul de Bruxelles. C'est par exemple, passer par des agences ou des organismes, sur le papier non directement contrôlés par l'Etat. On déjà fait le coup avec le Fonds Stratégique d'Investissement. Techniquement, on ne peut plus parler de "dette au sens de Maastricht": ni vu, ni connu, on embrouille Bruxelles. Pareil, pour les dotations en capital, que propose d'accorder aux universités, la commission Juppé Rocard -qui remet officiellement, ce matin, ses conclusions, à Nicolas Sarkozy-: l'idée serait de passer par des Fondations. Résultat: les sommes ne seraient pas comptabilisées. Alors, évidemment personne n'est dupe, et ce petit jeu a ses limites: la dette, qu'elle soit "maastrichienne" ou pas reste de la dette, et les agences de notations veillent. Elles sont chargées de dire si la dette d'un pays est en train de déraper ou pas. Paris peut, de ce point de vue, être rassuré. Son grand emprunt ne devrait pas abaisser sa "note internationale". La meilleure possible: le triple A. Barack Obama a peur du double dip! "Double dip" ou "récession en W". Autrement dit, une rechute de l'économie. C'est la première fois que le président américain évoque cette crainte: c'était hier et sa déclaration a surpris. Pour Barack Obama, c'est l'alourdissement de la dette publique américaine qui fait peser ce risque d'un retournement de conjoncture. Cela dit, cette nuit, comme pour atténuer ses propos, il a prédit, pour la fin de l'année, une croissance toujours positive du PIB américain. Salaire des patrons: ça s'améliore. un peu. Le Médef et l'AFEP, l'Association Française des Entreprises Privées, sont plutôt satisfaits de leur code de bonne conduite sur la rémunération des grands patrons. Il a été mis en place, il y a 1 an, pour faire taire les polémiques. Un premier bilan est publié aujourd'hui. Il évoque de "réels progrès", notamment en terme de transparence. En revanche, sur les parachutes dorés, c'est clairement "peut mieux faire": seules 30 des 120 plus grandes entreprises françaises ont décider de les encadrer strictement. Les TER à 2 étages... seront canadiens! La SNCF a choisit Bombardier pour la future génération des TER, les Trains Express Régionaux à 2 étages. Les premiers seront livrés en 2013. A terme, presque 900 rames seront commandées, pour un montant total pharamineux de 8 milliards d'euros.

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