20 ans et un gros et beau cadeau pour fêter ça: 1 milliard 300 millions d'euros. Le fêté, c'est Euro Disney, 20 ans cette année. Hier soir, le parc a reçu un très gros chèque de la part de (maison-)mère, la Walt Disney Compagny. 1 milliard 3, donc. Un prêt, en fait. Mais un prêt qui ressemble, quand même, fort un nouveau sauvetage du parc de loisirs. Rien à voir avec la quasi-faillite de 1994. Rien à voir, non plus, avec la restructuration financière de 2004. Mais tout de même, on sent qu'il y avait comme une urgence à agir, pour remettre à flot la filiale européenne du groupe américain. Ce prêt va lui permettre de réorganiser sa dette colossable (1 milliard 8, au total). Concrêtement, EuroDisney, avec l'argent prêté par sa maison-mère, va rembourser l'argent qu'elle doit à ses banques. Et pour les années qui viennent, elle bénéficiera de meilleures conditions (taux d'intérêt moins élevés, d'échéances éloignées, trésorerie renforcée). Au total, 45 millions d'euros de gagnés. Un bol d'air, et une liberté retrouvée: les banques, depuis 2004, imposaient, en effet, à EuroDisney, un contrôle strict de ses investissements. Onc' Picsou va pouvoir respirer même si cette "opération sauvetage" qui ne dit pas son nom rappelle les difficultés structurelles de Disneyland Paris: c'est la première destination touristique d'Europe (presque 16 millions de visiteurs l'année dernière), mais en 20 ans d'existence, le parc n'a été bénéficiaire que 8 fois. Il y a les royalties payées, chaque année, à sa maison-mère, mais, surtout, sa dette l'étrangle. Alors, depuis des semaines, des mois même, la rumeur d'un "sauvetage" circulait. L'idée d'un rachat d'EuroDisney par sa maison-mère était évoquée: la Walt Disney Compagny ne détient que 40% du parc. 10 autres sont entre les mains du Prince saoudien al-Walid. Le reste (50%) est en bourse. L'annonce d'hier n'inclut, finalement, aucune montée au capital. L'hypothèse, pourtant, enflamait la bourse. Le titre EuroDisney a gagné 60% depuis fin août et de nouvelles fuites dans la presse. Un spécialiste appelait ça, une "action Space Mountain".

Riches. Le gouvernement prévoit, finalement, un retour à l'ancien barême pour l'Impôt sur la fortune. Bercy a beaucoup hésité, cherchait une autre formule, mais finalement, le gouvernement s'apprête à rétablir l'ISF, tel qu'il existait avant. Avant la réforme Sarkozy. Le barême à 6 tranches devrait, donc, faire son retour. Avec un taux maximal à 1,8%. Une différence, quand même: les patrimoines inférieurs à 1 million 3 resteront exonérés. Ce vrai-faux nouvel ISF sera également plafonné, pour prendre en compte l'avertissement lancé, cet été, par le Conseil Constitutionnel. Plafonnement à 80%. Une sorte de "bouclier fiscal".Très riches. Aux Etats-Unis, 11 nouveaux milliardaires rejoignent l'appel, lancé par Warren Buffet et Bill Gates: ils acceptent de léguer la moitié de leur fortune à des oeuvres de charité. Ils sont, désormais, 92 à avoir signé cette promesse.

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