Ce sont 17 pages (hors annexes) qui ne donnent pas vraiment "la pêche", à 5 jours de Noël. Le titre les résume bien, ces 17 pages: "la très grande Récession". C'est l'OFCE, l'Observatoire Français des Conjonctures Economiques, qui signe ce texte. En fait, la révision à la baisse de ses prévisions de croissance pour 2012. Les dernières dataient de septembre, ce n'est pas vieux mais les conjoncturistes de l'OFCE jugent déjà nécessaire de les corriger. Et, sans surprise, de les abaisser très nettement.Pour 2012, l'OFCE anticipe, désormais: une stagnation de la zone euro (0% de croissance), une légère récession pour la France (-0,2%) et un vrai recul pour l'Italie (-0,9%). Seule l'Allemagne s'en tirerait avec une croissance positive. Pour se justifier, l'OFCE explique: en septembre, un défaut partiel de la Grèce, et une contagion à toute l'Europe n'étaient encore que des hypothèses de travail. Depuis, elles sont devenues réalités! L'OFCE désigne les responsables: ce sont les dirigeants européens qui ont tranformé la "grande Récession", amorcée en 2008 (avec la chute de Lehman Brothers) en "très grande Récession"! La démonstration, on l'a connaît, mais elle est implacable: c'est l'histoire d'une spirale infernale. Les dirigeants européens, pour redresser leurs comptes, infligent à leur pays une vaste cure de rigueur. Celle-ci plombe la croissance, réduit les recettes de l'Etat, et, finalement, aggrave les déficits. Soit exactement l'inverse de l'effet recherché. En réponse, les gouvernements, "affolés", écrit l'OFCE, par la résistance des déficits et la peur d'une dégradation de leur note, remettent, du coup, une nouvelle couche de rigueur. L'effet est d'autant plus féroce que tout le monde, en Europe, fait la même chose au même moment. Terrifiant: dans sa note, l'OFCE a calculé les effets qu'aurait l'entêtement des dirigeants européens, qui voudraient, dans ce contexte, respecter à la lettre, leurs engagements en matière de réduction de déficits. L'avertissement vaut aussi bien au gouvernement, qu'au Parti socialiste qui promet, lui, aussi de respecter le calendrier européen. Pour 2012, la récession deviendrait, alors, très violente: -3,7% pour l'Italie et au Royaume-Uni. -3% pour la France. -1,4% pour l'Allemagne. Je vous avais prévenu: cette "note" de l'OFCE, ne donne pas vraiment le moral.

Bouderie. Les Français continuent de bouder l'Assurance-vie. C'est le quotidien La Tribune qui l'affirme, ce matin: pour le 3ème mois consécutif, la collecte a été négative, en novembre. Les épargnants ont pluss retiré d'argent qu'il n'en en ont déposé, autrement dit. D'une année sur l'autre, c'est une dégringolade de 65%! Les Français, apparement, se servent de leurs assurance-vie pour consommer (ils évitent ainsi le recours au crédit). Et quand ils ont de l'argent à placer, ils préfèrent le Livret A.Tempête. Le coût du passage de la tempête Joachim: entre 180 et 250 millions d'euros, selon les assureurs. La Fédération Française des Sociétés d'Assurance note que cela fait 3 ans de suite maintenant, que 2 gros épisodes naturels par an se produisent: "la tempête devient un phénomène récurrent".A votre bon coeur. L'Europe en appel au reste de la planète pour renflouer le FMI. Un appel très intéressé puisque cet argent doit permettre d'aider les pays de la zone euro en difficulté. Hier, les Européens ont promis de verser 150 milliards d'euros. Le Royaume-Uni, sollicité, a refusé de signer un chèque.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.