Le secteur bancaire vole de records en records, en ce moment. Pas de quoi se vanter, c'est "d'amendes records" qu'il s'agit. A ce petit jeu, la suisse UBS se distingue particulièrement... mais sur la plus haute marche du podium pour l'instant, c'est HSBC qu'on retrouve. La semaine dernière, la banque britannique a accepté de payer la plus lourde amende de l'histoire bancaire: presque 2 milliards de dollars (et non d'euros) pour mettre fin à des poursuites, aux Etats-Unis, où elle est accusée (pas moins!) de "complicité de blanchiment d'argent", au profit de trafiquants de drogues ou de terroristes Hier, quelques jours à peine, donc, après cette annonce, c'est la 2ème plus forte amende de l'histoire bancaire qui vient d'être attribuée. A la banque suisse UBS, qui va devoir payer 1 milliard et demi de dollars, aux autorités britanniques et américaines. La banque, ici, est reconnue coupable d'avoir manipulé un taux interbancaire. C'est le dernier épisode en date du scandale dit "du Libor", qui secoue depuis plusieurs mois, l'ensemble du secteur bancaire mondial. On en parle peu, mais l'affaire est énorme. Le Libor, c'est un taux interbancaire. Il détermine le prix auquel les banques peuvent se prêter entre elles, et au bout de la chaîne, ce sont les prêts eux ménages et aux entreprises qui sont impactés. Le Libor est fixé, chaque jour, sur la base des déclarations d'un nombre restreint de grandes banques, et c'est précisément par là que le scandale est arrivé: on a découvert que certaines avaient pris l'habit de manipuler ce taux. Elles multipliaient les fausses déclarations, à la hausse ou à la baisse, pour spéculer ou mentir sur leur état de santé. Concrêtement, alors que c'était strictement interdit, les courtiers d'une banque s'entendait avec les traders de la même banque pour fixer un taux idéal. Les autorités britanniques ont retrouvé des messages (entre eux) "accablants": "sois un héro aujourd'hui" dit un trader à un courtier, "si le Libor reste inchangé, je vais faire un énorme deal avec toi". "Si tu le maintiens au plus bas, je te paie 50 mille, 100 mille dollars". Chez UBS, 45 personnes au moins, participaient à la faude, ou en avaient connaissance. UBS, c'est la deuxième banque, a devoir payer pour cette fraude géante. Après la Barclays, cet été. En France, la Société Générale et le Crédit Agricole sont citées dans les enquêtes en cours.

Plus près. Le rapprochement entre PSA Peugeot Citroën et General Motors se précise. Selon les Echos ce matin, les 2 constructeurs devraient officialiser aujourd'hui le développement de 3 plateformes commues. Et non 4, comme envisagé initialement. La remplaçante de la C5 sera bien construite sur le site PSA de Rennes.Plus serré. Les négociations "emploi'. On attend un nouveau texte du Medef, ce matin, pour débloquer des discussions qui n'ont guère avancé hier. Les syndicats ne croient plus à un Accord avant Noël. Notamment parce que le patronat répète son opposition à toute taxation des CDD. "Un geste en ce sens ne pourrait être que symbolique" disait, hier soir, le négociateur du Medef.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.