C'est un nouvel épisode dans la bataille que mènent, entre eux, les "géants" du téléphone, sur le créneau très porteur des "smartphones", ces téléphones qui permettent de surfer sur internet. Aujourd'hui dans le monde, 400 millions de personnes en possèdent un, et on pense que, dans 5 ans, nous serons 3 milliards et demi à utiliser l'internet mobile! L'enjeu est, donc, considérable, et hier, Google a marqué un nouveau point. Selon un institut spécialisé, au cours des 3 premiers mois de cette année, plus de 5 millions de téléphones portables, équipés d'Androïd (c'est le système d'exploitation mis au point par Google)... 5,2 millions de smartphones Androïd ont été vendus dans le monde. Google se classe, ainsi, au 4ème rang mondial. Derrière Nokia, Blackberry et Apple mais devant Microsoft! La société de Bill Gates boit le bouillon, une nouvelle fois, et Google peut exulter: en 1 an, sa part de marché mondial, sur ce créneau des smartphones, est passée de 1,6% à presque 10%! Aux Etats-Unis, les ventes de téléphones "Androïd" ont été multipliées par 8. Et dépasseraient, désormais, les ventes d'iphone. Sa stratégie, clairement, est payante. Google distribue gratuitement son système d'exploitation aux constructeurs de téléphone qui le souhaitent: HTC, Motorola, ZTE (c'est un chinois), LG, Samsung et Sony Ericsson proposent, du coup, Androïd. Résultat: il existe, aujourd'hui, sur le marché, plus de 30 modèles différents. Quand Apple, avec son iphone, n'en propose qu'un! Il un effet "volume" évident, qui commence, donc, à jouer pleinement. Et qui place Google en position de challenger extrêment crédible. Alors, certes, son propre téléphone, le Nexus One, n'est pas loin d'être un ratage complet mais, ce n'est pas grave, puisque les 8 ou 9 autres constructeurs de téléphones vendent à tour de bras, leurs téléphones, avec Androïd dedans. Et puis, de toute façon, l'enjeu pour Google dans ce marché, n'est pas l'appareil. Ce n'est pas, non plus, le système d'exploitation (je l'ai dit: il est gratuit). Non, l'enjeu pour Google, c'est de garder la main sur Internet. Son moteur de recherche, sur "l'internet de papa" (celui qu'on pratique, chez soi, tranquillement assis devant son ordinateur), est en position dominante, aujourd'hui. Il est incontournable. Maintenant, Google veut s'imposer, aussi, sur l'internet mobile, qui va devenir une pratique courante. A la clé, c'est, évidemment, le marché publicitaire qui va avec, que Google ,ses concurrents et les opérateurs de téléphonie veulent capter. Un marché immense, mais à ce stade, balbutiant. La bataille ne fait, donc, que commencer. L'Allemagne sème le trouble sur les marchés financiers. Quasiment toutes les places boursières ont reculé, hier. Paris, Londres, Francfort. Wall Street, également. Comme Tokyo, ce matin. Partout, la même explication est avancée: c'est l'initiative allemande contre les spéculateurs qui explique ces reculs. Berlin a décidé -seule, dans son coin- d'interdire certaines catégories de ventes à découvert (on en parlait, ici même, hier). Cette décision est analysée comme un "acte désespéré" des Allemands qui anticipent l'échec du Plan de sauvetage de l'euro: ce Plan à 750 milliards d'euros, et dont les modalités d'application restent encore à fixer. 1,24 dollar. L'euro, lui hier soir, a repris du poil de la bête: 1 dollar 24. La monnaie européenne est dopée par une rumeur de marché: une prochaine intervention de la Banque Centrale Européenne. Chute libre. Les pertes historiques d'Air France-KLM: 1,55 milliard d'euros, sur l'excercice 2009/2010. La rigueur 2, le retour. Comment rétablir les finances publiques de la France? Réunion, aujourd'hui, à l'Elysée. Une proposition sur la table: serrer la ceinture des collectivités locales. En revanche, l'idée d'inscrire l'interdiction des déficits dans la Constitution fait "flop". A ce stade, en tout cas. "Il n'y a pas de consensus sur la question" conclut un Rapport, remis à Nicolas Sarkozy.

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