Je vais me faire ce matin, le porte-parole d'un lobby "puissant", selon le Ministère de l'Education, celui des professeurs d'Economie! Hier, Luc Chatel a présenté les grandes lignes de la réforme du lycée. Cette réforme abandonnée par son prédécesseur, et qui revient, donc un peu modifiée, sans doute moins ambitieuse, mais finalement "pire, pour l'économie" que celle de Xavier Darcos, selon l'Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales... pas du tout apaisée par les annonces du ministre, hier. La question centrale de toute cette affaire: c'est quelle place va-t-on réserver à l'enseignement de l'économie, dans le futur lycée. Et singulièrement en Seconde qui doit devenir, selon le ministre, une "classe de détermination": une année permettant, à l'élève, de bien choisir son orientation. Concrêtement sa filière pour le bac. La réforme Darcos, l'année dernière -ficelée en pleine crise économique et financière, au moment où les Français se disaient avides de comprendre vraiment ce qui était en train de se passer- ne faisait de l'économie qu'une matière optionnelle, en seconde. Tollé des professeurs, grogne, grèves... finalement de longues tractations avec le ministre avaient fini par permettre la réintégration de l'économie dans les matières obligatoires. Xavier Darcos l'annonçait un dimanche dans le JDD mais le lendemain -pas de chance!- pour d'autres raisons, la réforme était totalement abondonnée. C'était le retour à la case départ. Hier, Luc Chatel a donc présenté une nouvelle réforme et il l'affirme: "il y aura de l'économie pour tous", la première année au lycée. Sauf que c'est plus compliqué que ça, en fait parce qu'on va créer une sorte d'option obligatoire: les élèves de Seconde devront choisir entre 2 matières. L'une ressemblant aux cours d'économie d'aujourd'hui (mais avec une heure de moins par semaine: voilà pourquoi "c'est pire"). L'autre option sera "économie... gestion", qui n'est pas, à proprement parlé, un enseignement général. Au ministère de l'Education, on trouve que ce débat ressemble fort une "guéguerre des disciplines", un peu obscure. On résume le problème ainsi: rajouter une heure d'enseignement d'économie, c'est retirer mécaniquement une heure à une autre matière: on crée, du coup, du mécontentement ailleurs: c'est insoluble! Dans les lycées, en tout cas, les professeurs d'économie s'apprêtent à repartir au combat. La Commission Juppé/Rocard a fixé 7 priorités au Grand emprunt. Et c'est l'Enseignement supérieur, la Recherche et l'Innovation, les grands gagnants. La Commission propose de leur consacrer 16 des 35 milliards d'euros du Grand emprunt. Suivent (dans l'ordre décroissant des budgets proposés): la "ville du futur" forcément "écolo", le numérique avec le Très Haut Débit pour tous, les énergies renouvelables, la "mobilité du futur" (avions, fusées, voiture électrique...), le développement des PME innovantes et enfin les "bio -quelques choses": biotechnologies, biomédical, bioagriculture. Nicolas Sarkozy se donne 15 jours pour décider. Plutôt molle... L'OCDE prévoit une croissance plutôt molle, l'année prochaine, dans les pays développés. Les Etats-Unis, cela dit, s'en sortiront mieux que l'Europe. Le chômage devrait continuer à progresser. Pas de risque, en revanche, dans l'immédiat, d'un retour de l'inflation. L'Etat français... mauvais sur Internet. C'est le résultat d'une étude commandée par la Commission européenne. La France arrive 11ème sur 31 pays analysés. L'Autriche est première. L'administration électronique française est très en retard...

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