La période n'est, décidément, pas bonne pour les grands patrons. Anne Lauvergeon évincée d'Areva. Pierre-Henri Gourgeon débarqué des commandes d'Air France. D'autres encore ont payé pour leurs mauvais résultats, en temps de crise. Et ça continue: depuis quelques jours, c'est la tête du patron de Carrefour qui est, en quelque sorte, mise à prix. Lars Olofsson, sur la selette, pour ses piètres performances. Il a pris les rênes de l'entreprise début 2009. On le présentait alors comme le "Viking" qui allait redresser Carrefour, dont les hypermarchés fatiguaient. 2 ans plus tard, c'est la débandade. La semaine dernière, Lars Olofsson a dû, pour la 5ème fois, lancer un "profit' warning", comme on dit sur les marchés, une alerte sur les résultats. Les promesses ne seront pas tenues: 250 millions de pertes, déjà, au premier semestre, et un cours de bourse divisé par 2. La stratégie Olofsson ne convainc pas: son nouveau concept de magasins, les "Carrefour Planet" (des hypermarchés haut de gamme) a dû mal à décoller. Et surtout il trouble l'image de l'enseigne, qui affirme, par ailleurs, offrir des prix bas.Hier, dans une lettre ouverte, publiée dans Le Monde, le Fonds d'investissements d'Eric Knight, tout petit actionnaire de Carrefour (moins de2%) mais qui soutenait le patron jusqu'ici, le lâche. "Nous ne pouvons pas assister à une telle débâcle sans réagir" écrit-il. Le Fonds ne demande pas formellement le départ d'Olofsson, mais c'est tout comme puisqu'il propose de lui retirer la Présidence et de confier à d'autres la Direction Générale! Tout le monde en est convaincu: les jours de Lars Olofsson à la tête de Carrefour, sont comptés. En interne, certains expliquent (des mauvaises langues, sans doute) que le grand patron aimerait tenir jusqu'en janvier. A cette date (mais pas avant), il bénéficiera d'une confortable retraite chapeau: 500 mille euros par an. Une pension impressionnante. Pour un échec qui ne l'est pas moins.

Bataille de chiffres. Ni UMP, ni PS, un institut indépendant chiffre, ce matin, à un peu moins de 30 milliards d'euros les propositions du candidat François Hollande. Tout a été évalué par l'Institut de l'Entreprise, un organe proche du patronat mais qui fait appel, pour cette évaluation, à des experts de tous bords. Hors réforme des retraites, les dépenses nouvelles proposées par le PS et François Hollande (le "contrat génération", ou les embauches dans l'Education nationale) s'élèveraient à 29 milliards d'euros. 26, si on prend les seules dépenses directes. C'est moins que le chiffrage effectué, il y a 2 jours, par l'UMP, mais ce n'est pas si éloigné.Paris-Francfort-Paris. Aller-retour express, hier, de Nicolas Sarkozy, à Francfort, pour un "mini-sommet" improvisé consacré à la zone euro. Allemands et Français sont toujours à la recherche d'un compromis, notamment au sujet du FESF... le Fonds de secours européen.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.