C'est finalement, François Fillon qui a réagit le plus fortement aux propos tenus par Dominique Strauss-Khan, dimanche soir, dans le 20h de TF1. Le premier ministre commentait, non pas la partie consacrée aux "événements du Sofitel" mais la 2ème partie de l'intervention de l'ancien patron du FMI: celle consacrée à la crise. Celle qui a valu à DSK des louanges sur le mode: "Il a fait une démonstration brillante de politique économique" (c'est une citation, tirée d'un article d'un grand quotidien du soir). Ce sont ces éloges qui ont sans doute agacé le Premier ministre. Qui n'a pas apprécié la "leçon". Et, du coup, François Fillon a dénoncé des propos "irresponsables", notant que Dominique Strauss-Khan avait rejoint le camp de ceux qui appelent à l'effacement d'une partie de la dette grecque. "Il faut accepter de prendre sa perte" a dit DSK, devant Claire Chazal. Autrement dit: il faut accepter qu'Athènes fasse défaut. Mais voilà, comme pour ce qui s'est passé dans la suite 2806, Dominique Strauss-Khan n'est pas rentré dans le détail, et a laissé les économistes qui l'ont écouté, sur leur faim. Parle-t-il d'un effacement total, ou d'un effacement partiel de la dette grecque? On ne sait pas. "C'est dommage qu'il n'est pas été plus précis mais je pense qu'il ne souhaite pas un défaut total de la Grèce. C'est impossible. A moins que son affaire l'ai totalement rendu fou" commente un bon connaissseur du FMI. En tout cas, beaucoup ont considéré cette prise de position de DSK comme un revirement, voire un reniement. La stratégie mise en place (pas de défaut, mais plan très strict de redressement des comptes de la Grèce) c'est notamment lui qui l'a soutenue. Il y a 6 mois, il l'a jugeait encore bonne, pertinente et tenable" rappelle un économiste, "Et il ne parlait pas d'effacer une partie de la dette d'Athènes. "Oui mais la situation a empiré cet été", lâche un économiste, plutôt d'accord avec DSK-2ème version. "Non", rétorque un 3ème (preuve que la Grèce, DSK et la crise divisent). ""Loin du FMI, il change d'avis, change ses préconisations. Bref, fait de la politique". Et c'est sans doute, ce qui agace François Fillon.

Siemens a retiré un demi-milliard d'euros d'une grande banque française. Information du Financial Times, ce matin. Le groupe allemand Siemens a retiré cet argent, il y a 15 jours, pour le déposer à la Banque Centrale Européenne, raconte le journal, qui ne donne pas le nom de cette grande banque française, mais précise qu'il ne s'agirait pas de BNP Paribas. Siemens a décidé de retirer son argent parce qu'il s'inquiètait de la santé financière de cette banque française, mais aussi parce que le taux d'intérêt, proposé par la BCE, était plus intéressant.Italie dégadrée. Standard & Poor's dégrade l'Italie. D'un cran. Décision annoncée cette nuit.

Grèce empêtrée. En Grèce, les négociations continuent sur la nouvelle vague d'économies, réclamée par l'Europe et le FMI. 15 mesures seraient à l'étude. Notamment la suppression de 20 mille postes de fonctionnaires.

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