C'est arrivé, lundi soir. Au même moment, à New York et à Londres. Nous sommes jeudi matin, et aucune explication convaincante n'a été donnée depuis. Lundi soir, c'est une dégringolade inédite qui s'est produite sur le marché de l'or noir. A New York, un peu avant la fin de la séance, le baril de brut américain a perdu 4 dollars, en 20 minutes. 5% de valeur perdue, d'un coup. A Londres, même pleongeon, au même moment. Depuis, on cherche, donc, à comprendre. Aux Etats-Unis, le régulateur des marchés des matières premières a ouvert une enquête. Il a déjà exclut l'hypothèse d'une erreur de manipulation d'un trader, un "fat finger" comme on dit sur le marché. Un doigt "trop gros", qui aurait appuyé sur plusieurs touches, à la fois, lançant, par exemple, une opération en milliards plutôt qu'en millions. Les regards se sont aussi tournés vers le "trading haute fréquence", ces ordinateurs qui spéculent à la place de l'homme, et qui passent des ordres d'achat et de vente, à la nano-seconde. Une erreur de programmation peut être dramatique: début août, c'est arrivé chez un courtier américain: un logiciel s'est mis à passer des ordres totalement erratiques. Il a fallut 45 minutes pour l'arrêter. Résultat: plus de 400 millions de dollars de perte. Dans ce cas, on parle de "flash-crash". Mais le problème, c'est que le lendemain, mardi, aucune correction n'a été opérée sur le marché alors que c'est ce qui arrive, généralement, quand un "bug" se produit. Une autre hypothèse circule. On l'a trouve dans les journaux économique. Elle lie l'incident à la fête juive de Rosh Hashana. Des ordres de ventes automatiques auraient été mis en place et les courtiers, absents lundi, n'auraient pas pu les annuler. En fait, sur le marché du pétrole, on commence vraiment à croire que le plongeon de lundi ne doit rien, au hasard, aux machines, ou aux fantasmes. Les ordres de vente passés seraient liés au seuil symbolique des 100 dollars le baril atteint, tout récemment. Un seuil politiquement sensible, aux Etats-Unis, d'autant plus en période électorale. Certains auraient craint l'annonce de l'utilisation des stocks stratégiques du pays pour faire baisser le prix des carburants. Ils auraient donc anticipé en vendant massivement leurs options. Plus globalement, les opérateurs anticiperaient, désormais, un retournement du marché. A la baisse. Faute de croissance dans le monde, et avec l'accord de l'Arabie Saoudite. La tendance, d'ailleurs, reste franchement orientée à la baisse, depuis lundi, sur le marché du pétrole.

Café. A son tour, Starbucks se lance sur le marché du café en dosettes. Et ça fait un concurrent de pluss pour Nespresso (et George Clooney). Le café en dossette (ou en capsules), c'est un marché très convoité aujourd'hui: presque un foyer sur 2 est équipé. Starbucks se lance donc, avec son propre système: machine et dosettes, vendus dans ses cafés et sur internet. L'américain mise sur le haut de gamme: son offre sera 20% plus chère que celle de Nespresso! Ca va mettre le café au prix du caviar.DOM. Une nouvelle fois, l'outre-mer échappe au "couperet fiscal". Selon les Echos ce matin, les réductions d'impôt, liées aux investissements productif et dans le logement, en outre-mer devraient être exlues du plafond global des niches fiscales. Il va être ramené à 10 mille euros. Inclure l'outre-mer aurait provoqué un "coup de frein" brutal, explique le gouvernement.

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