(en direct de Toulon) C'est à une trentaine de kilomètres de Toulon. Vous pouvez passer par les Gorges d'Ollioules, traverser le Bosset. Et c'est dans la zone d'activités de Signes qu'on trouve l'usine. C'est l'usine "Coca Cola Midi", filiale à 100% de "The Coca Cola Compagny" précise, le sourire aux lèvres, son patron Michel Blanchard. Beaucoup de Varois et de Toulonnais savent que Coca Cola est installé ici (200 à 250 personnes, y travaillent selon les saisons), mais sans doute peu savent qu'il n'existe que douze usines de ce genre dans le monde. Aucune autre en France. C'est une "pépite" cachée dans la nature varoise : c'est très joli et très sécurisé. Ne rentre pas qui veut, à Coca Cola Midi. Ces précautions, "c'est pour protéger nos secrets de fabrication", explique le patron, mais c'est surtout pour protéger nos produits, "leur qualité et leur intégrité". Dans cette usine sont fabriqués tous les concentrés de Coca, de jus de fruits et des autres boissons du groupe (il y en a 500 au total...) concentrés, qui sont ensuite livrés dans les usines d'embouteillages Coca d'une cinquantaine de pays. Le Var livre toute l'Europe centrale, une partie de l'Asie, l'Afrique et le Moyen-Orient. Paradoxalement, pas la France. Le Coca qu'on boit ici est tiré d'un concentré fabriqué... en Irlande! Un Coca bu à Moscou, en revanche, part bel et bien, d'ici. Du Var. C'est grâce aux aides fiscales, imaginées il y a 20 ans, après la fermeture des chantiers de la Normed, que Coca Cola a décidé de s'installer ici : les fruits, les produits, arrivent par le Port de Marseille, repartent pas camiors. Quand on visite les locaux de l'usine Coca Cola midi -plutôt calmes, on n'imagine pas le travail qui se fait là : le choix et le contrôle des produits qui viennent du monde entier, la gestion des risques financiers sur les marchés de matières premières agricoles (très spéculatif), la logistique, la fabrication et ses secrets, bien gardés. Le patron ne veut pas nous dire, par exemple, combien de bouteilles de Coca sont produites à partir de ses concentrés: "la dilution, c'est secret". Comme la fameuse formule qui fait partie du mythe -savamment entretenu- de la célébrissime bouteille. Michel Blanchard ne veut même pas nous dire non plus, combien de ses salariés, ici dans le Var, connaissent cette formule: "ça aussi, c'est un secret". La "prime aux salariés" . Elle sera "obligatoire" dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés qui voient leurs dividendes augmenter, mais c'est la négociation patron/syndicats qui déterminera son montant et ses modalités: chèque, rallonge de participation ou d'intéressement. Elle sera "reconductible" d'une année sur l'autre. Dans les entreprises de moins de 50 salariés, cette prime restera, en revanche, "facultative". La réforme fiscale. Là, les précisions ne viennent pas du gouvernement, mais de Thomas Piketty. L'économiste, expert de toutes ces questions d'impôts, a fait une simulation des effets de la suppression du bouclier fiscal et de l'allègement du barême de l'ISF, annoncés par le gouvernement. Résultat, selon lui, le "cadeau fiscal aux plus riches est bien supérieur au bouclier". Pour les mille 900 foyers français qui déclarent un patrimoine supérieur à 16 millions d'euros, le gain d'impôt moyen sera de 160 mille euros par an.

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