Mario et Yoshi ne sont pas les seuls "personnages" de Nintendo...
Mario et Yoshi ne sont pas les seuls "personnages" de Nintendo... © Nintendo

Sur Amazon, hier, on trouvait une console "Classic", c'est-à-dire de première génération (en noir et blanc), une console "à vendre" 1.799 euros! Un modèle collector sans doute "beaucoup trop cher!" selon les internautes qui ont laissé des commentaires, d'autant que des Game Boy, on en trouve beaucoup "à vendre" sur le Net, et ce dès 30 euros. Alors quel intérêt, en 2014, d'acheter une Game Boy? Un internaute avance 4 arguments: "elle ne coûte pas cher, les jeux non plus. Elle fonctionne sur piles, plus longtemps qu'un smartphone, et puis (4ème raison): "ça plaisir de surprendre les gens dans le métro". C'est vrai qu'on en voit plus du tout. C'est il y a 25 ans, jour pour jour (le 21 avril 1989) que Nintendo lançait dans le commerce (au Japon d'abord, puis aux Etats-Unis et 1 an plus tard en Europe et en France) la Game Boy, la première console de jeu vidéo de poche... à cartouche interchangeable: c'était ça la vraie révolution, la possibilité de changer de jeu, en souflant sur la cartouche pour enlever la poussière. C'est le début d'un succès gigantesque: la Game Boy, toutes versions confondues, va se vendre à plus de 118 millions d'exemplaires, auxquels il faut ajouter les 80 millions de la génération suivante, la "Game Boy Advance". Pour les jeux, ça se compte en milliards: Game Boy est, à jamais, associé au Tetris, ce jeu de briques, aux aventures de Super Mario (avec Super Marion Land), Paperboy, la Legend of Zelda. Game Boy, c'est aussi l'apparition des Poket Monsters, alias les Pokémon. Toute une génération s'y retrouve. La production de Game Boy a cessé en 2003, supplantée par la Nintendo DS, mais, clairement, cette petite console, qui se glissait dans la poche du jean, pouvait s'emporter partout... la Game Boy a posé les bases du jeu portable. Des bases qui perdurent encore aujourd'hui, mais une console ui doit faire face à un concurrent féroce: le smartphone, ce téléphone qui a décidé de tout avaler sur son passage: montres, chronomètres, calculatrice, carte routière, boussole, tickets restaurant, bientôt notre carte bancaire. Et donc, les jeux. Des jeux sur smartphones, vendus pas cher (1 euros), ou carrément donnés. Nintendo est en difficulté aujourd'hui. Mais son patron, récemment, l'a réaffirmé: il n'a pas l'intention de renoncer à la console qu'elle soit "de salon", ou "portable". Il l'assure (pensant à la recette du succès de sa Game Boy), "on peut davantage surprendre (les joureurs) en combinant les technologies matérielles et logicielles".

Fusion. La rumeur d'une nouvelle fusion "géante" dans la pharmacie circule. Une fusion à 100 milliards de dollars, si on en croit le Sunday Times qui a révélé l'information hier [lien en anglais]. C'est le labo américain Pfizer qui proposerait cette somme pour racheter son concurrent AstraZeneca (déjà le fruit d'une fusion entre un anglais et un suédois). Personne ne confirme. Le journal britannique parle, lui, de "conversations informelles" à ce stade, pas encore de négociation. Ce qui rend crédible l'opération, c'est que les deux labos sont confrontés au même problème : l'expiration prochaine de brevets de médicaments qui ont fait leur fortune.

Effets. Le déficit commercial du Japon... multiplié par quatre cette dernière année, à plus de 10 milliards d'euros : chiffre publié ce matin. C'est l'effet (indirect) de la politique économique de Shinzo Abe, le Premier ministre, les "abenomics ". La chute du yen a renchérit le coût des importations... des importations qui se sont envolées, le mois dernier, dans la perspective d'une hausse de la TVA.

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