Finalement, le Conseil d'administration de Véolia, la semaine prochaine, ne devrait pas aborder la question du maintien, ou non, d'Antoine Frérot à la tête de l'entreprise. C'est une "source proche du dossier" qui l'affirme. L'une de celles qui se sont tant exprimées, hier. Partout. C'est l'un des éléments les plus étonnants, d'ailleurs, de toute cette histoire: l'envie (et l'intérêt) de beaucoup de monde de s'exprimer, de dire ce qu'il pense. Même si c'est "en off", c'est-à-dire en réclamant de ne pas être cité. Aux dernières nouvelles donc, l'affaire ne se fera pas. En tout cas, pas tout de suite: mercredi prochain, Jean-Louis Borloo ne prendra pas la tête de Véolia Environnement, au terme d'un putsch en bonne et due forme, menée par l'ancien patron de l'entreprise, Henri Proglio, épaulé par Nicolas Sarkozy. La journée d'hier avait commencé avec cette info, "sortie" par les Echos et Libération. Elle s'est poursuivie et conclue par un festival de démentis des uns et des autres. Des démentis qui ne démentent pas tout, loin de là. L'opération "Borloo à la tête de Véolia" a bien existé. Et existe, peut-être, toujours. Mais, nuance et raconte un "proche du dossier" n'était-elle pas tout à fait prévue comme on l'a raconté. Sans doute, devait-elle se dérouler en 2 temps: d'abord une entrée de l'ancien ministre au Conseil d'administration. Puis, dans un 2ème temps, plus lontain, sa nomination à la présidence, mais non exécutive, du groupe. "Politiquement, on voyait bien l'intérêt de la manoeuvre (remercier un ami, tout en s'en débarrassant) mais du point de vue de l'entreprise, c'est ravageur" affirme un investisseur. Le titre est massacré en bourse, et les salariés sont démobilisés parce qu'ils ne savent plus qui dirigera le groupe, dans quelques mois. Et avec quelle stratégie. De ce point de vue, ceux qui ont avaient tout intérêt à révéler au grand jour le projet de putsch (pour le stopper net) ont, paradoxalement, placé Antoine Frérot et Véolia dans une situation délicate: une période d'incertitude s'ouvre pour l'entreprise alors qu'elle n'avait pas besoin de ça. Un décompte circule d'ailleurs désormais: 7 administrateurs de Véolia soutiendraient Antoine Frérot, l'actuel PDG. 7 souhaiteraient son départ. Et 3 seraient indécis. Comment diriger Véolia dans une ambiance pareille? Henri Proglio, à la manoeuvre dans cette histoire (dans leur rôle de celui qui ne veut, décidément, pas lâcher les rênes de son entreprise) porte une large responsabilité dans cette affaire.

107 + 130 + 110. L'Europe débloque plus de 230 milliards d'euros supplémentaires pour la Grèce: c'est sans précédent. 230 milliards qui s'ajoutent aux 110, déjà accordé en 2010. L'Accord a été trouvé, cette nuit, à Bruxelles. Les créanciers privés de la Grèce, c'est-à-dire principalement les banques, ont accepté d'effacer un peu plus de dette que prévu: 107 milliards d'euros, au total. Les pays de la zone euro, eux, ont validé une nouvelle enveloppe de prêts à Athènes (130 milliards) mais avec des taux d'intérêts légèrement abaissés. La Banque Centrale Européenne devrait, également, contribuer. Comme -plus modestement-, le FMI.Tutelle ou pas? En échange de cette aide (massive), la Grèce a promis de poursuivre sa politique d'austérité, sous le contrôle strict des Européens. Cela dit, François Baroin, refuse de parler de "mise sous tutelle" de la Grèce. Le ministre français de l'économie use de tous les synonymes possibles: "contrôle, accompagnement, conseils, suivi, expertise mais pas tutelle" jure-t-il.Coup de pompe. Le nouveau record pour le carburant: tous les super sans plomb (95 ou 98) dépassent désormais 1 euro 60, le litre.

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